LES CINQUANTE ECUS
Adieu, Surêne et ses coleauxl Le Bordeaux, Le Mursaulx, L'Aï que Ton chante, Vont donc enfin m'étre connus.
J'ai cinquante écus.
J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de renie.
Parez-vous, Lise, mes amours.
Des atours Que toujours La richesse invente; ^
■*«f ti''^ Le clinquant ne vous convient plus: '^•H** J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus.
J'ai cinquante écus de rente.
Pour mes hôtes, vous que je prends, Amis francs, Vieux parens.
Sœur jeune et fringante, Soyez lopés, nourris, vêtus :
J'ai cinquante écus.
J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.
Amis, bons vins, loisirs, amours.
Pour huit jours, V-<iV -i^ ^^^ P'"s courts.
Comblez votre attente ; Le fonds suivra les revenus.
88 LB RETOUR DANS LA PAtHIB.
J'af cinquante écus, J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.
lie Retour dans la Patrie.
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Air : Suzon sortant de son village ; ou Votre fortune est faite.
Qu'il va lentement le navire
A qui j'ai confié mon sort ! ^
Au rivage où mon cœur aspire .^riU^^\
Qu'il est lent à trouver un port! /
France adorée !
Douce contrée !
Mes yeux cent fois ont cru le découvrir.
Qu'un vent rapide
Soudain nous guide Aux bords sacrés où je reviens mourir.
Mais enGn le matelot cric :
Terre! terre! là-bas, voyez!
Ah ! tous mes maux sont oubliés.
Salut à ma patrie !
Oui, voilà les rives de France ; Oui, voilà le port vaste et sûr.
Voisin des champs où mon enfance S'écoula sous un chaume obscur. ^Lni^
France adorée ! **' .
Douce contrée I