‹ Chansons choisiesChapitre 55 sur 155 · LA NATURE · texte numérisé non relu

LA NATURE

Dieu! que de souffrances nouvelles!

L'affreux vautour de l'Orient,

La peste a déployé ses ailes

Sur l'homme, qui tombe en fuyant.

Le ciel s'apaise et la pitié respire; Oo tend la main au malade exilé.

Coulez, bons vins; femmes, daignez sourire;

£t l'univers est consolé.

Mars enGn comble nos misères:

Des rois nous payons les déCs.

Humide encor du sang des pères, La terre boit le sang des fils. • Mais l'homme aussi se lasse de détruire. Et la nature à son cœur a parlé.

Coulez, bons vins; femmes, daignez sourire; Et l'univers est consolé.

Âb ! loin d'accuser la nature, Du printemps chantons le retour:

Des roses de sa chevelure Parfumons la joie et l'amour.

Malgré l'horreur que l'esclavage inspire, Sur les débris d'un empire écroulé.

Coulez, bons vins; femmes, daignez sourire; Et l'univers est consolé.

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