‹ Chansons choisiesChapitre 63 sur 155 · CHANSON ADRESSÉE A MADAME DUFBESNOY · texte numérisé non relu

CHANSON ADRESSÉE A MADAME DUFBESNOY

Air:

Veille encore, ô lampe fidèle, Que trop peu d'huile vient nourrir!

Sur les accents d'une immortelle Laisse mes regards s'attendrir.

De l'amour que sa lyre implore, Tu le sais, j'ai subi la loi.

Veille, ma lampe, veille encore:

Je lis les vers de Dufresnoy.

Son livre est plein d'un doux mystère, Plein d'un bonheur de peu d'instants ; Il prend à mon lit solitaire Tous les songes de mon printemps.

Les dieux qu'au bel âge on adore Voudraient-ils revoler vers moi?

Veille, ma lampe, veille encore:

Je lis les vers de Dufresnoy.

Si, comme Sapho qu'elle égale.

Elle eût, en proie à deux penchants, Des Amours ardente rivale.

Aux Grâces consacré ses chants ; Parny, près d'une Éléonore, Ne l'aurait pu voir sans effroi.

Veille, ma lampe, veille encore:

Je lis les vers de Dufresnoy.

Page 1