‹ Chansons choisiesChapitre 67 sur 155 · LA FORTUNE · texte numérisé non relu

LA FORTUNE

Tous mes amis, le verre en main.

De joie enivrent ma chambrette.

Nous n'attendons plus que Lisette; Fortune, passe ton chemin.

Pan ! pan ! est-ce ma brune. Pan ! pan ! qui frappe en bas?

Pan ! pan ! c'est la Fortune :

Pan ! pan ! je n'ouvre pas.

Si l'on en croit ce qu'elle dit.

Son or chez nous ferait merveilles.

Mais nous avons là vingt bouteilles.

Et le traiteur nous fait crédit.

Pan ! pan ! est-ce ma brune.

Pan! pan! qui frappe en bas?

Pan ! pan ! c'est la Fortune :

Pan ! pan! Je n'ouvre pas.

Elle offre perles et rubis, Manteaux d'une richesse extrême.

Eh! que nous fait la pourpre même?

Nous venons d'ôter nos habits.

Pan! pan! est-ce ma brune, Pan! pan! qui frappe en bas?

Pan! pan! c'ost la Fortune:

Pan! pan! je n'ouvre pas.

Elle nous traite en écoliers.

Parle de gloire et de génie.

LA FORTUMB.

Hélas ! grâce à la calomnie,

Nous ne croyons plus aux lauriers.

Pan ! pan ! est-ce ma brune.

Pan! pan! qui frappe en bas?

Pan ! p.an ! c'est la Fortune :

. Pan ! pan ! je n'ouvre pas.

Loin des plaisirs, point ne Toulons Aux cieux être lancés par elle :

Sans même essayer la nacelle.

Nous voyons s'enfler ses ballons.

Pan ! pan ! est-ce ma brune. Pan! pan! qui frappe en bas?

Pan ! pan ! c'est la Fortune :

Pan ! pan ! je n'ouvre pas.

Mais tous nos voisins attroupés Implorent ses faveurs traîtresses :

Âh! cbers amis, par nos maîtresses^ Nous serons plus gaîmenl trompés.

Pan ! pan ! est-ce ma brune.

Pan! pan! qui frappe en bas?

Pan ! pan ! c'est la Fortune:

Pan ! pan ! je n'ouvre pas.

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