‹ Chansons cruellesChapitre 24 sur 37 · AU LONG DES HAIES · texte numérisé non relu

AU LONG DES HAIES

•»• Allegretto

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iy8 Chansons douces

Déjà dans les buissons, les églantines blanches Essaiment leurs soyeux pétales sur le sol : — Mais, j'aime mieux, cent fois, la neige de tes hanches. L'ivoire de ton bras, la nacre de ton col.

En place, maintenant, c'est la drupe pourprée, Ainsi qu'un cardinal, couvert de son camail : — Mais, j'aime mieux ta bouche à mes baisers Hvrée.: Ta bouche de printemps, ta bouche de corail; •

Les mûres des taillis, qui distillent les fièvres, Rougissant, dans leur vert corsage de satin : — Mais, j 'aime mieux le fruit, que mordirent mes lèvres. Sur ton sein qui se dresse avec un air mutin;

Ail long des haies lyg

C'est les bleuets légers, berceau des coccinelles, Se balançant, ainsi que des morceaux de ciel : — Mais j'aime mieux encor l'azur de tes prunelles. Au regard doux, coulé comme un rayon de miel.

Et de molles senteurs s'éveillent dans la plaine, du'aux narines, la brise apporte par lambeau : — Mais ce qui me rend fou, chère, c'est ton haleine, L'odeur de tes cheveux, les parfums de ta peau.

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