‹ Chansons d'amantChapitre 2 sur 8 · GUERRIER · texte numérisé non relu

GUERRIER

Les chars des capitaines sont passés — c'est la mort poudrées les tours qui ceinturèrent les palais des idylles

et la lagune lamente à Vile les mousses du ■passé se sont amoncelées — c'est la mort

Frères de rythmes éperdus

les sèves et les vigueurs armées de fer

ils descendaient dans l'arène et furent perdus

Des courroux inconnus sur le feu des cavales galopèrent la lisière des fêtes aux coupes pleines et les cités se sont inclinées vers la plaine une Tnain vint terrasser le front des capitales

De ceux qui s'enlaçaient pour pencher vers la mort de ceux qui sHsolèrent aux genoux de la mort le souvenir s'est clos dans les brumes de la mort les chars qui s'effondraient traînaient les capitaines vers les 2iortes souillées d'on ne sait d'où — c'est la mort

Vers le catafalque où les yeux de la Belle restent clos, le pèlerin supplie

Dès l'heure des graciles enfances aux indistinctes et pâles songeries

Lors de la nuit qui s'apâlit

dans les soleils aux agonies en pierreries

La belle au château rêvant

A l'appel de la courbe du fleuve

et des lueurs des incendies sur les forêts en navrance

Dans les chevauchées vers lumières neuves

Tombé débile aux mares d'ennui

J'ai rêvé la route à ton gîte où l'étoile luit et que mes avenirs s'étoileraient de tes féeries

Un chœur iNvisiBLB bruit

Nous avons cherché le mensonge et nous avons trouvé la loi les hyperboles et les paraboles éclairaient les routes des aïeux la coupe de l' oubli resplendit aux festins dans les deux et sous l'arbre qui donne Vasyle des baisers ombreux les amants venaient écouter les madones

Déçus d'avoir glissé sur les mers sam rivages trop longtemps devins de bruits sonores et vains nous inclinâmes vers la fleur de songe nos veuvages las de nos regards lustrateurs des vieux âges nous nous dérobâmes aux prunelles d'avenir

Chansons d'ainant

Aux battants de notre porte c'est l'éternelle poussière le chemin traversé s'engouffre dans V éternel passé les âmes comme des ailes battent aux plafonds d'ombre les douleurs d'anciens cœurs seules se lamentent en poussière les discrépances de jadis sont emmurées dans le passé

nous nous somtnes voilés du plus lourd manteau d'ombre puisqu'il n'est rien déplus que renaître et mourir

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