‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 114 sur 206 · SI J'ÉTAIS PETIT OISEAU · texte numérisé non relu

SI J'ÉTAIS PETIT OISEAU

Air nourean de M. Wilhem.

ou II faut que l'oa file doux.

Moi qai, même auprès des belles y Youdxais Tiyre en passager , Que je porte envie aax ailes De Poiseau vif et léger !

Combien d'espace il yisite !

A Yoltiger tout rinyite :

L'air est doux , le ciel est beau.

Je Tolérais vite, yite , yite , Si j'étais petit oiseau.

C'est alors que Philomèle M'ens oignant ses plus doux sonS| rirais de la pastourelle Accompagner les chansons.

Puis j'irais charmer L'ermite.

Qui, sans Tendre l'eau bénite , Donne aux paurres son manteau.

Je Tolérais Tite , Tite , Tite , Si j'étais petit oiseau.

a45 Fuis j'irais dans le bocage , Où des buY enrs en gaîté , Attendris par mon ramage j Ne boiraient qu'à la beauté :

Puis , ma cbauson fayorite , Aux guerriers qu'on déshérite y Ferait chérir le hameau.

Je volerais vite , rite , vite | Si j'étais petit oiseau.

Puis j'irais sur les tourelles Où sont de pauvres captifs , En leur cachant bien mes ailes , Former des accords plaintifs.

L'un sourit à ma visite j L'autre rêve y dans son gîte , Aux champs où fut son berceau.

Je volerais vite , vite , vite , Si j'étais petit oiseau.

Puis , voulant rendre sensible Un roi qui fuirait l'ennui, Sur un olivier paisible , J'irais chanter près de lui :

Puis j'irais jusqu'où s'abrite Quelque famille proscrite | Porter de l'arbre un rameau.

Je volerais vite , vile, vite , Si j'étais petit oiseau.

Puis, jusques où nait l'aurore, Tous , méchans , je vous fuirais,

À moins ^e l'amour encore Ne me surprît dans ses rets; Que , sur un sein qu'il agite , Ce chasseur que nul n'évite.

Me dresse un piège nouveau :

J'y volerais vite, vite, vite.

Si j'étais petit oiseau.

Page 1