LA NATURE
Jir: Ah ! que de chagrins dans la ifi9,ÇLantani.y
Combien la nature est féconde En plaisirs ainsi qu'en douleurs !
De noirs fléaux couvrent le monde De débris, de sang et de pleurs, (bis.)
Mais à ses pieds la beauté nous attire ;
Mais des raisins le nectar est foulé.
Coulez , bons vins ; femmes , daignez sourire j Et P univers est consolé .
Chaque pays eut son déluge. Hélas ! peut<^tre , jour et nuit , Une*arche est encor le refuge
De mortels que Ponde pourmiit.
Sitôt qu^lris brille sur leur navire, Et qne Ters eux la colombe a Tolé , Coulez , bons vins j femmes , daignez sourire ;
Et PunÎTers est consolé.
Quel antre cbamp de funérailles !
ÛEtna s^agite , et , furieux ,
Semble , dn fond de ses entrailles ,
Tomir Penfer contre les cieux.
Mais pour renaître enfin sa rage expire : Il se rasseoit sur le monde ébranlé.
Coules, bons vins; femmes , daignez sourire)
Et Puniyers est consolé.
Dieu ! que de soufirances nouyelies !
L^afBreux vautour de POrient ,
La peste a déployé ses ailes
Sur Phomme , qui tombe en fuyant.
Le ciel s'apaise et la pitié respire , On tend la main att malade exilé.
Coulez , bons vins : femmes , daignez sourire j
Et Puniyers est consolé.
Mars enfin comble nos misères :
Des rois nous payons les défis.
Humide encor du sang des pères ,
La terre boit le sang des fils.
Mais Pbomme aussi se lasse de détruire j Et la nature à son cœur a parlé.
Coulez , bon yins ; femmes , daignez sourire ^
Et Poniyers est consolé.
Àb ! loin d'ftocQter la nature ,
Du printemps chantons le retour :
Des roses de sa cheTelnre
Parfumons la joie et Pamonr.
Malrré rhorreur que Pesclayage inspire , Sur les débris d^nn empire écroulé , Goulet , bons Tins ; femmes , daig;nes sourire ;
Et rnniyers est consolé.
LES CARTES ou L'HOROSCOPE.
jiir de la petite GouTeraaole.
ou de la République.
Tandis qu'en faisant sa prière , • Au coin du feu maman s*endort, Peu faite pour être ouvrière , Dans les cartes cherchons mon sort.
Maman dirait : Grai^pMt les ba^^atelles ! Le diable est fin. Trembles, Suson !
Mais j^ai seite ans : les cartes seront belles. Les cartes ont toujours raison , Toujours raison y toujours raison.
Amour , enfant ou mariage , Sachons ce qui m'attend ici.
Pai certain amant qui voyage :
Valet de cœur? Bon ! le Toici.
Pour une Teure , aux pleurs il me condamne. L'ingrat l'épouse , ô trahison !
J>ntre«u eouTeat ; mon confeiteiir se duine. Les cartes ont toujonrs raison, Toujours raison, toujours raison.
An parloir, témoin de mes larmes, Le roi de carreau -vient souYent :
C^est un prince épris de mes charmes ^ Il m^enlère de mon couyent.
Par des cadeaux son altesse m^entraine Jusqu^à sa petite maison.
La niodt surrient , et je suis presipie reine. Les cartes ont toujours raison , Toujours raison , toujours raison.
Je suis le prince à la campagne,
On vient lui parler contre moi.
En secret un hrun m'accompagne :
Tout se découTre : adieu mon roi !
Un de perdu , j'en rois arrirer douze j
J'enflamme un campagnard grisou :
Je suis cruelle, et celui-là m'épouse.
Les cartes ont toujours raison ,
Toujours raison , toujours raison.
En ménage d'une semune.
Dans un char je brille i Paris}
C'est le roi de trèfle qui mène )
Mon mari gronde , et je m'en ris :
Dieu ! l'amour fuit à l'aspect d'une TÎeiUe !
En li-je passé la saison ?
Eh ! non Traiment , c'est maman qui s'éreille.
Les cartes ont toajonrs raison.
Tonjoors raison , toujours raison.