LES ENFANS DE LA FRANCE
Air da vaudeville de Turenne.
ou de la Colonne.
Reine du monde, ô France ! ô ma patrie ! SoulèTe enfin ton front cicatrisé.
Sans qu^à tes jeux leur gloire en soit flétrie , De tes enfans Pétendard s^est brisé. (&is.) Quand la fortune outrageait leur Taillanoe,
Qaand de tes mains tombait ton sceptre d'or,
Tes ennemis disaient enoor :
. Honneur aux enfans de la France ! {Ifis.)
De tes, grandeurs tu sus te faire absoudre, France, et ton nom triomphe des revers. Tu peux tomber, mais c^cst comme la foudre Qui se relève et gronde au baut des airs. Le Rbin aux bords ravis à ta puissance Porte à regret le tribut de ses eaux; Il crie au fond de ses roseaux :
, Honneur aux enfans de la France!
Pour effacer des coursiers du Barbare Les pas empreints dans tes cbamps profanés. Jamais le ciel te fut-il moins avare?
D'épis nombreux vois ces champs couronnés. D'un vol fameux prompts à venger l'offense, Tois les beaux-arts , consolant leurs autels , Y graver en traits immortels :
Honneur aux enfans de la France !
Prête l'oreille aux accens de l'histoire : Quel peuple ancien devant toi n'a tremblé ? Quel nouveau peuple , envieux de ta gloire. Ne fut cent fois de ta gloire accablé ? En vain L'Anglais a mis dans la balance L'or c[ue pour vaincre ont mendié les rois.
Des siècles entends-tu la voix ?
Honneur aux enfans de la France!
Dieu , qui punit le tyran et l'esclave , Teut te voir libre , et libre pour toujours.
Se tet i^aisirs ne toieiit pi» ime entnTe : liberté doit eourire aux aanovn.
Prende ton flAmboeu , laÎMe donnir m \mace , Initrais le monde, et cent peuples diven Gbanteront en brisant leurs fers :
Honneur aux enfans de la France !
Relère^oi , France , reine du monde !
Tu Tas cueillir tes lauriers les plus beaux. Oui , d^Age en Age, une palme féconde Doit de tes fils protéger les tombeaux. Que près du mien , telle est mon espérance , Pour la patrie admirant mon amour, JLe Toyageur répète un jour :
Honneur aux enfans de la France !
LES MIKMIDONS,
ou