‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 150 sur 206 · LA FORTUNE · texte numérisé non relu

LA FORTUNE

jiirde la Sabotière ou : Vaudeville du Vieux Chasseur.

Pan ! pan ! est-ce ma brnne , Pan! pan! qui frappe en bas?

Pan ! pan ! c^est là Fortune :

Pan ! pan ! je n^ouTre pas.

Tous mes amis , le Terre en main, De joie enivrent ma chambrette.

Nous n'attendons plus que Lisette} Fortune , passe ton chemin.

Pan ! pan ! est-ce ma brune y Pan ! pan ! qui frappe en bas ?

Pan ! pan ! c^est la Fortune :

Pad ! pan ! je n^ouvre pas.

Si Ton en croit ce qu'elle dit^ Son or chez nous ferait merveilles.

Mais nous avons là viugt bouteilles , Et le traiteur nous fait crédit.

Pan ! pan ! est-ce ma brune ^ Pan ! pan ! qui frappe en bas?

Pan ! pan ! cVst la Fortane :

Pan ! paii ! je n'ouvre pas,

Elle o£Ere perles et rubis , Manteaux d'une richesse extrême.

Eh ! que nous fait la pourpre méqie?

Nous Tenons d'ôter nos habits.

Pan ! pan ! est-ce ma brune j Pan ! pan ! qui frappe en bas?

Pan ! pan ! c'est la Fortune :

Pan ! pan ! je n'ouvre pas.

Elle nous traite en écoliers , Parle de gloire et de génie.

Hélas ! gr&ce à la calomnie , Nous ne croyons plus aux lauriers.

Pan ! pan ! est-ce ma brune, Pan ! pan! qui frappe en bas?

Pan ! pan ! c'est la Fortune :

' Pan ! pan î je n'ourre pas.

Loin des plaisirs , point ne roulons Aux cieux être lancés par elle :

Sans même essayer la nacelle , Nous voyons s'enfler ses ballons.

Pan ! pan ! est-ce ma brune Pan ! pan ! qui frappe en bas ?

Pan ! pan ! c'est la Fortune :

Pan ! pan ! je n'ouvre pas.

Mais tous nos voisins attroupés Implorent ses faveurs traîtresses :

Ali ! chers amis , par nos maîtresses Nous serons plus gaîment trompés.

Pan ! pan ! est-oe ma bmne , Fan ! pan ! qui frappe en bas ?

Pan ! pan ! c^est la Fortune :

Pan ! pan ! je n'ouvre piTs.

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