‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 169 sur 206 · LE PIGEON MESSAGER · texte numérisé non relu

LE PIGEON MESSAGER

Air de Taconnet.

L'Aï brillait y et ma jeune maîtresse Chantait les dieux dans la Grèce oubliés. Nous comparions notre France i la Crrècë, Quand un pigeon vient s'abattre à nos pieds. Nœris découvre un billet sous son aile : Il le portait vers des foyers chéris.

Bois dans ma coupe, ô messager fidelle, Et dors en paix sur le sein de Nœris. "

n est tombé , las d'un trop long voyage , Rendons-lui vile et force et liberté.

D'un trafiquant remplit-il le message ?

Ya-t-il d'amour parler à la beauté ?

Peut-être il porte , au nid qui le rappelle , Les derniers vœux d'infortunés proscrits. Bois dans ma coupe, ô messager fidelle, Et dors en paix sur le sein de Nœris.

* Tout le monde connaît nahitemnt i'osage que quelques peuples font des pigeons pour porter des ieltres pressées. Emportés loin de leur sëioor habituel , ils traversent , poury revenir, les plus grandes distances , avec une rapidité qui parMt incroyable.

Du cliapeitu de la mariée Sa fille auMÎ coiffer rÀmour !

Ces deux époux ont mis enfin De Peau bénite dans leur yin.

Pour que Pli jmen fasse merveilles y Tcrsez d^un Bordeaux réchauffant, Reste du Tin mis en bouteilles Au baptême de Totre enfant.

Ces deux époux ont mis enfin De Peau bénite dans leur rin.

Toujours heureux, quoiqu^on en glose , Prouvez au diable, et prouves bien , Que parfois, prise L faible dose, L'eau bénite ne gâte rien.

Ces deux époux ont mis enfin De Peau bénite dans leur vin.

Page 1