‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 25 sur 206 · MADAME GRÉGOIRE · texte numérisé non relu

MADAME GRÉGOIRE

Jir: C'«st ie gros TboBM.

C'était de mon temps Que lirillaît madame Grégoire.

Pallais , à yingt-ans y Dans son cabaret rire et boire; Elle attirait les gens Par des airs engageans.

Pins d'anbmn à large poitrine ÂTÛt lÀ crédit snr sa mine.

Ah ! comme on entrait Boire i son cabaret !

D^un certain époux , Bien qu'elle pleur&t la mémoite ,

Personne d« nous N'arait connu défunt Grégoire j Mais à le remplace Qui n'eût touIu penser !

Heureux Pécot où la commère Apportait sa pinte et son Terre!

Ah ! comme on entrait Boire à son cabaret !

Je crois voir encor Son gros rire aller jusqu'aux larmes.

Et sous sa croix d'or L'ampleur de 9&ê pudiques charmes.

Tous cédex tout : il vent avoir encore Le coia de rAmitié*

L^Hymen arrive : oK ! combien on le fêle ! )

L^Àmitiè seule apprête ses atours.

Mais dans les soins quMl vient nous mettre en têtci

Il nous renferme pour toujours.

Ce dieu , cliez lui, calculant à toute heure , Y laisse enfin Plntérèt prendre pied , Et trop souvent lui donne pour demeure Le coin de l'Amitié.

Auprès de toi nous ne craignons , ma chère y

Ni rintérôt , ni les folles erreurs }

Mais , aujourd'hui , que VHymen et son frère

Inspirent de crainte à nos cœurs !

Dans plus d'un coin, où de fleurs ils se parent, Four ton bonheur qu'ils régnent de moitié ; Mais que jamais, jamais ils ne s'emparent Du coin de l'Amitié.

L'AG£ TOTUR,

ou

Page 1