‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 41 sur 206 · LE BON FRANÇAIS · texte numérisé non relu

LE BON FRANÇAIS

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CHAirSOH CHAHTEB DEYAKT DES AIDBB-DE- CAMP DE L^EHPEREUB ALBXAKDBB.

Jlr .* J'ons UQ curé patriote.

Paime qu^un Rosse soit Rnsse Et qu^un Anglais soit Anglais.

SiPon est Prussien en Prusse , En France soyons Français.

liOrsqu^ici nos cœurs émus Comptent des Français de plus * ,

Mes amis , mes amis ,

Soyons de notre pays y

Oui) soyons de notre pays.

Charles - Quint portait enTÎe À ce roi plein de valeui- **, Qui. s'écriait à Payie :

Tout est perdu fors l'honneur I Consolons par ce ipot-là

* Il est nécessaire derappeler que M. le comte d' Artois arait dit i u II n'y a rien de changé en France { il n'y a qu'ua Français de pins, n

•* François premier.

Ceux que le nomlnre accabla.

Mes amis, mes amis, Soyons de notre pays , Oui , soyons de notre pays.

Lonis y dit-on , fat sensible * , Aux malbeurs de ces gnenriers Dont rhÎTer le plus terrible A seul flétri les lauriers.

Près des lis qu'ils soutiendront , Ces lanriers rererdiront.

Mes amis , mes amis , Soyons de notre pays , Oui j soyoDS de notre pays.

Encbaînè par la souffrance, Un roi fatal aux Anglais ** A jadis sauTé la France Sans sortir de son palais.

On sait , quand il le faudra , Sur qui Louis s'appuîra ***, Mes amis, mes amis ,

*Les |oamanx du temps racontèrent qoe, nir une lettre du rot , l'empereur Alexandre iTalt promis de renvoyer en France tous les prisonniers faits sur nous dans la malheureuse campagne de Russie.

*« Charles Y, dit le Sage.

*** Le roi avait dit à Saint-Oiien , aux marécbanx Masséna, Mortier, Lefèvre , Ney, etc., qu'il s*sppnierait sur eux.

Nous avons laissé , sans mot dire , Aboyer tous les gens pressés.

Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.

Quand sur son règne on prend des notes , Grâce pour quelques chiens félons !

Tel qui long-temps lécba ses bottes, Lui mord aujourd'hui les talons.

Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats.

En attrapant mieux que des puces , On a TU carlins et bassets Caresser Allemands et Russes Couverts encor du sang français.

Puisque le tyran est à bas , Laissez-noi^s prendre nos ébats.

Qu'importe que, sûr d'un gros lucre, L'Anglais dise avoir triomphé ', On nous rend le morceau de sucre, Les chats reprennent leur café.

Puisque le tyran est à bas , Laissez-nous prendre nos ébats.

Quand nos dames reprennent vite.

Les barbes et le caraco ,

Quand on refait de Vcêm. bénite , RemetteK-»nous ïn statu quo.

Puisque le tjran est à bas.

Laissez-nous prendre nos ébats.

Nona promettons y pour cette ^âoe , Tous . bors quelipies barbets Honteux, De sauter pour les gens en place , De courir sur les malbeurenx.

Puisque le tyran est à bas , ) , .

Laissez-nous prendre nos ébats. >

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