‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 50 sur 206 · LE CÉLIBATAIRE · texte numérisé non relu

LE CÉLIBATAIRE

CHANSON DE NOCE, CnAHXis AU MAKlàOE DE MOV AMI. B. WlUUIf .

Air : Eh! le eœar è U danse.

Da célibat fidèle appui,

Je voit arec colère UÀmoiiv etanyer aa)oiird^hiii

Les larmes de son frère.

Grâces , taleas et vertus Ont droit à mille tributs.

Mais un célibataire Ne peut chanter des noeuds si doux :

On n'aura rien à faire

Cbes de pareils épovx.

Monsieur prend femme , c'est fort bien ;

Il la prend jeune et belle j Mais , comptant ses amis pour rien ,

Monsieur la prend fidelle.

n faudra , dans cinquante ans , Célébrer leurs feux conatans.

Non , tout célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux :

On n'aura rien à faire

Ghex de pareils époux.

Morbleu ! qui n'aurait de l'humeur y En pensant que madame

De monsieur fera le bonheur , Bien qnVUe soit sa femme ?

Jours de paix et nuits d^amonr ; Le diable y perdra son tour.

Non , tout célibataire Ne peut cbanter des nœuds si doux :

On n'aura rien à faire Chez de pareils époux.

Encor si Tamour avait pris Une dîme en cachette !

Mais le plus heureux des maris j En quittant sa couchette, Demain se pavanera Et les mains se frottera...

Non , tout célibataire

Ne peut chanter des nœuds si doux :

On n'aura rien à faire Ghex de pareils époux.

Page 1