‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 59 sur 206 · BOUQUET · texte numérisé non relu

BOUQUET

A UVE DAME AGEE DE 70 AHS , LE JOUE DE SAIliTB-MAIlGUERITE.

Air : La Catacoaa.

LaiMons la masiqae nouyelle ; Notre amie est dn bon yienx temps.

Sur un air aussi simple qu^elle , Chantons des couplets bien chantans.

L^esprit du jour a son mérite , Mais c'est surtout lui que je crains. :

Ses traits si fins

He semblent rains , Pour les entendre il faudrait des devins. Amis, chantons à^ Marguerite De TÎeux airs et de gais refrains.

Elle a chanté dans sa jeunesse Ces couplets comme on n'en fait pins , Où Farart peignait la tendresse , Où Panard frondait les abus.

Contre Phumeur qui nous irrite Qnels antidotes souverains !

Leurs yers badins

Francs et malins , Aux moins joyeux faisaient battre des mains. Ah ! rappelons à Marguerite Leurs Yieux airs et leurs gais refrains.

C^eat un chamie que la mémoire :

On se répète jeune ou Tieux.

Les refrains forment notre histoire; n faut tâcher quHls soient joyeux.

Amusons le temps qui trop vite Entraîne les pauvres humains ; Et les destins Sur nos festins Faisant briller des jours purs et sereins , Que dans trente ans pour Marguerite , Nos couplets soient de gais renains !

A table alors venant nous rendre, Tous, le front ridé parles ans, Dans une accolade bien tendre Nous mêlerons nos cheveux blancs.

Les souvenirs naîtront bien vite ; Nos cœurs émus en seront pleins.

Momens divins!

Les noirs chagrins Fuyant au bruit des transports les plus saints , Sur les cent ans de Marguerite Nous chanterons de gais refrains !

L'HOMME RAWOÉ.

^Ir.' Eh ! loa Ion la, ianderirelle.

Maint vieux parent me répète Que je mange ce que j'ai ; Je veux k cette sornette

Répondre en bomme rangé :

Qaand on n'a rien, Landerirette, On ne saurait manger son bien.

Faut-il que je m'inquiète Ponr quelques frais superfivs?

Si ma conscience est nette, Ma hourse Test encor plus.

Quand on n'a ricn^ Landerirette, j

On ne saurait manger son bien.

Un gourmand^ dans son assiette Fond le bien de ses aïeux; Mon hôte à crédit me traite j yû bonne chère et vin yienx.

Quand on n'a rien ,

Landerirette , On ne saurait manger sou bien.

Que Dorval à la roulette, A tout son or dise adie« '^ Tj joûrais bien en cachette :

Mais il faudrait mettre an jeu...

Quand on n'a rien,

Landerirette , On ne saurait manger son bien.

Mondor , pour une coquette , Se ruine en dons coûteux j C'est pour rien que ma Lisette

ia4' Me trompe et me rend heureux.

Quand on n^a rien Landerirette , On ne saurait manger son bien.

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