‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 68 sur 206 · LES MARIONNETTES · texte numérisé non relu

LES MARIONNETTES

Air: La oiarmoUe a mal au pied.

ou le Pas redoublé.

Les marionnettes , croyez-moi ,

Sont les jeux de tout âge.

Depuis Tartisan jusqu'au roi ,

De la rille an yOlage j Yalets , journalistes , fiattenn ,

Déyotes et coquettes , Ah ! sans compter no» grands acteurs,

Combien de marionnettes!

L'homme , fier de marcher debout |

Tante son équilibre :

Parce qu'il court et ya partout ,

Le pantin se croit libre ; Mais dans combien de mauyais pas

Sa fortune le jette!

Àh ! du destin l'homme ici-bas

N'est que la marionnette !

Ce tendron des plus innocens ,

Que le désir déyore , Au trouble secret de ses sens

Ne conçoit rien encore.

Teiller la nuit , rêver le jour,

L'étonné et l'inquiète :

Elle a quinze ans : ah ! pour l'amour

La bonne marionnette !

Voyez ce mari parisien

Que maint galant yisite :

n TOUS accueille mal ou bien ,

Tous cherche ou tous évite.

Est-il confiant ou jaloux ,

A l'air dont il vous traite ?

Non ^ de sa femme un tel époux

N'est que la marionnette !

i4a Près des femmes que sommet-nous ?

Des pantins qu'on ballotte. Messieurs , sautez , faites les fous

Au gré de leur marotte I Le plus lourd et le plus subtil

Font la danse complète; Et Dieu pourtant n'a mis qu'un fil

À. chaque marionnette.

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