‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 77 sur 206 · PLUS DE POLITIQUE · texte numérisé non relu

PLUS DE POLITIQUE

(koisdb juillet 1 8 i5.)

jàin Ce jour-là , lous son ombrage.

ou Vaudeville de mad. Scarron.

Ma mie , à tous que j'adore , Mais qui tous plaignez toujours Que mon pays ait encore Trop de part à mes amours; Si la politique ennuie , Même en frondant les abus,

Rassurex-Yous , ma mie j

Je n'en parlerai plus.

l63 Près de tous , j^en ai mémoire ^ Donnant prise à mes rivaux , Des arts , enfans de la gloire , Je racontais les travaux.

A notre France agrandie Ils prodiguaient leurs trihuts j

Bassurei-Tous , ma mie j

Je n^en parlerai plus.

Moi , peureux dont on se raille , Après d^amoureux combats J'osais TOUS parler bataille Et chanter nos fiers soldats.

Far eux la terre asservie Voyait tous ses rois vaincus.

Rassurez-vous , ma mie )

Je n'en parlerai plus.

Sans me lasser de vos cbaînes ,

Pinvoqnais la liberté;

Du nom de Rome et d'Àtbènes

J'effirajais votre gaité.

Quoiq[u'au fond je me défie

De nos modernes Titus , Rassurez-vous , ma mie j Je n'en parlerai plus.

La France , que rien n'égale, Et dont le monde est jaloux, Était la seule rivale Qui fût à craindre pour vous.

Mais y las ! j'ai, pour ma patrie

i64 Fait trop de vœiu luperflus.

Rasaurexr-Tous , ma mie ; Je n'en parlerai plus.

Oui y ma mie , il faut tous croire ^ Faisonft*noiis d'obscurs loisirs.

Sans plus songer à la gloire , Dormons au sein des plaisirs.

Sous une ligue ennemie Les Français sont abattus :

Rassurez-Tous , ma mie ;

Je n'en parlerai plus.

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