‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 9 sur 206 · LA BACCHANTE · texte numérisé non relu

LA BACCHANTE

'dir : Foarnisseï un canal au missean.

Cher amant , je cède à tes désirs :

De Champagne eniyTe Julie.

InTentons, s'il se peut, des plaisirs ;

Des amours épuisons la folie.

Terse-moi ce joyeux poison j Mais surtout bois à ta maîtresse :

Je rougirais de mon ivresse , Si tu conserrais ta raison.

Vois déjà briller dans mes regards ,

Tout le feu dont mon sang bouillonne.

Sot ton lit , de mes cbereux épars , Heur i fleur , vois tomber ma couronne. Le cristal rient de se briser :

Dieux ! bai»e ma gorge brûlante,

Et taris Pécume enmante Dont tu te plais à l'arroser.

Verse encor ; mais pourc[aoi ces atours

Entre tes baisers et mes charmes ?

Romps ces nœuds, oui, romps-les pourtonjonrs : Ma pudeur ne connaît plus d'alarmes.

Presse entes bras mes cbarmes nus ,

Ab ! je sens redoubler mon être!

A. Pardeur qu'en moi tu fais naître

Ton ardeur ne suffira plus.

Dans mes bras tombe enfin à ton tonr j

Mais, bêlas! tes baisers languissent.

Ne bois plus , et garde à mon amour Ce nectar où tes feux s'amortissent.

De mes désirs mal apaisés , . Ingrat , si tu pouvais te plaindre ,

J'aurai du moins , pour les éteindre ,

Le tin où je les ai puisés.

Page 1