‹ Chansons de BérangerChapitre 109 sur 307 · MA NACELLE · texte numérisé non relu

MA NACELLE

Dig y t

Ma nacelle eit docile Au touffle du dealiii.

La voile a'enfle-t*ene , J’abandonne le bord.

Eb 1 vogue ma nacelle ;

( O doux xépbjr, Boia<moi fidèle! ) £b! vogue ma nacelle;

Nous trouverons un port.

J’ai pris pour passagère La muse des chansons,

Et ma course légère S’égaye à ses doux sons.

La folâtre pucelle Cbaiite sur chaque bord»

Eb ! vogue, etc.

Lorsqu’au sein de l’orage Cent foudres à la fois , ébranlant ce rivngr, épouvantent les rois ,

Le plaisir qui m’appelle M’attend sur l’autre bord.

Eb ! vogue , etc.

Loin de là, le ciel change :

Un soleil éclatant Vient mûrir la vendange Que le buveur attend.

D’une liqueur nouvelle Lestons-nous sur ce bord Eb 1 vogue, etc.

De* rÎTefl bien connue»

M’appellent à leur tour.

Lcr Grâces» deroi-nucs,

T célèbrent l’Amour.

Dieux] j’entends la plus belle Soupirer sur le bord :

Eh I TOgue , etc.

Mais, loin du roc perfide Qui produit le laurier,

Quel astre heureux me guide Ver» un humble foyer?

L’amitié renourelle Ma fête »ur ce bord :

£bl rogue ma nacelle |

(O doux^éphyr, sois-moi fidèle! ) £bl rogue ma nacelle;

Nous entrons dans le port.

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