LE DIEU DES BONNES GENS
Al a : FaudtviH* dt {a parti» earrér.
Il est un Dieu : desant lui je m’indiiie , PaiiTre et content, sans lüi demander rien. De l'unifers obserTanl la Htachine ,
J’y vois du mal , et. n’aime que le bien.
Hais le plaisir à ma philosophie Rcrèle assez des oieuK intelligents-:
Le Terre en main, gaîroent je me confie Au Dieu des bonues geus.
[ Dans ma retraite , où l’on Toit l’Indigence,
\ Sans m’ireiller, assise i mon oheTet,
Grâce aux amours, bercé par l’espérance, D’un lit plus doux je rêve le duTCt.
Aux dieux des cours qu'un autre sacrifie! Moi , qui ne crois qu’à des dieux indulgents Le Terre en main , galmcnt je me confie Au Dieu des bonnes gens.
Un conquérant, dans sa fortune altière,
Se fit un jeu des sceptres et des lois.
Et de ses pieds on peut Toir la poussière Empreinte encor sur le bandeau des rois.
by gle
Voui rampies touif ô roii qu*on déiHe :
Hoi, pourbrater des maîtres exigeants,
Le Terre en main , gatment je me confie Au Dieu des bonnes gens.
Dans nos palais, où près do la rictoire Brillaientles arts, doux fruits des beaux climats, J*al TU du Nord les peuplades sans gloire De leurs manteaux secouer les frimas. .
Sur nos débris Albion nous défie.
Mais les destins et les flots sont changeants :
Le Terre en main, gaîment je me confie Au Dieu des bonnes gens.
Quelle menace un prêtre fait entendre I Nous touchons tous à nos derniers instants; L'éternité Ta se faire comprendre :
Tout Ta finir, l'uniTers et le temps.
O chérubins , i la face houflie ,
RéTeillez donc les morts peu diligents I Le Terre en main, gaîment je me confie Au Dieu des bonnes gens.
Mais quelle erreur ! non. Dieu n*es1 point colère; S'il créa tout, à tout il sert d’appui :
Vins qu'il nous donne, amitié tutélaire.
Et TOUS , amours, qui crées après lui.
Prêtez un charme à ma philosophie.
Pour dissiper des rères affligeante.
Le Terre en main, que chacun se confie Au Dieu dea bonnes gens-t