‹ Chansons de BérangerChapitre 136 sur 307 · LES ROSSIGNOLS · texte numérisé non relu

LES ROSSIGNOLS

Aia : C’esI à mon maUre en Pari de plaîrt.

La nuit a ralenti les heures :

Le sommeil s’étend sur Paris.

Charmex l'écho de nos demeures :

Eveillez-vous , oiseaux chéris.

Dans cet instants où le cœur pense ,

Heureux qui peut rentrer eu toi!

De la nuit j’aime le «ilence :

Houx roBêîgnob, ehantex pour moi. (bU.)

Doux chantres de l’amour fidèle ,

De Phryné fuyex le séjour;

Pbryné rend chaque nuit nourelle Complice d*un nouvel amour.

En vain des baisers sans ivresse Ont scellé des serments sans foi j Je crois encore à la tendresse ;

Doux rossignols , chantez pour moi.

Pour vous il n*est point de Zoïle ,

Mais croyez-vous par vos accords Toucher l’avare au cœur stérile.

Qui compte à présent ses trésors?

Quand la nuit, favorable aux ruses.

Pour son or le remplit d’eflTroî,

Da Pauvreté sourit aux Muses.

Doux rossignols, chantez pour moi.

Vous qui redoutez l’esclavage ,

Ah! refusez vos tendres airs A ces nobles qui , d’âge en âge ,

Pour en donner portent des fers.

Tandis qu’ils veillent en silence,

^bout, auprès du lit d’un roi,

C est la liberté que j’encense.

Doux rossignols, chaulez pour moi.

Mais votre voix devient plus vive;

Non, vous n’aimez pas les méchanti

Du printemps le parfum m'arrive Avec la douceur de vos chants.

La nature, plus belle encore,

Dans mon cœur va graver sa loi.

J’attends le réveil de Taurore:

Doux rossignols., chautex pour moi.

ttALTE-LA,

Oü ■

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