‹ Chansons de BérangerChapitre 17 sur 307 · LE PRINTEMPS ET L’AUTOMNE · texte numérisé non relu

LE PRINTEMPS ET L’AUTOMNE

Aïs :

Deux saisons règlent toutes choses ,

Pour qui sait xixre eu s’amusant ;

Au printemps nous dexons les roses,

A l’automne un jus bienfaisant.

' Les jours croissent, le cœur s’éveille î

On fait le vin quand iis sont courts.

Au printemps, adieu la bouteille!

En automne, adieu les amoursl

Mieux il vaudrait unir sans doute Ces deux penebans faits pour charmer; Mais pour ma santé je redoute De trop boire et de trop aimer.

Or la sagesse me conseille De partager ainsi mes jours:

Au printemps, etc.

Au mois de mai , j’ai vu Rosette,

Et mon coeur a subi ses lois.

Que de caprice* la coquette M'a fait eouyer en six mois J Pour lui rendre enâu la pareille,' J’appelle octobre à mon secours.

Au printemps, etc.

Je prends, quitte et reprends Adèle, Sans façon comme sans regrets.

Au revoir, un jour me dit-cllc;

Elle revint longtemps après.

J’étais à chanter sous la treille :

Ab I dis-je , l’année a son cours.

Au printemps, etc.

Mais il est une enchanteresse Qui change à son gré mes plaisirs.

Du vin elle excite l’ivresse,

Et maîtrise jusqu’aux désirs.

Pour elle ce n’est pas merveille De troubler l’ordre de mes jours.

Au printemps, avec la bouteille.

En automne, avec les amours.

»»»»s»»»»e»eae»s»a»ea a<a sa saa»a« dit

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