‹ Chansons de BérangerChapitre 183 sur 307 · LE CHANT DU COSAQUE · texte numérisé non relu

LE CHANT DU COSAQUE

Air : Dit-mol , nldat , dis-moi , Von souviens-tuî

Viens f mon coursier, noble ami du Cosaque, Vole au signal des trompeUes du Nord.

Prompt au pillage , intrépide i Tatlaque ,

Prête , sous moi , des ailes à la Mort.

L'or n'enrichit ni ton frein , ni ta selle i Mais attends tout du prix de mes exploits. Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle ,

Et foule aux pieds les peuples et les rois.

La Paix, qui fuit, m'abandonne tes guides;

La vieille Europe a perdu ses remparts.

Viens de trésors combler mes mains avides; Viens reposer dans l’asile des arts.

Retourne boire à la Seine rebelle ,

Où, tout sanglant, tu t'es lavé deux fois.

Hennis d’orgueil, etc.

Comme en on fort, princes, nobles et prêtres. Tous assiégés par des sujets souffrants.

Nous ont crié : Venex, soyea nos maîtres:

Nous serons serfs pour demeurer tyrans.

J'ai pris ma lanee, et tous vont devant elle Humilier et le sceptre et la croix*

Hennis d'orgueil , etc.

J’ai d’un géant vu le fantômo immense.

Sur nos bivacs fixer uo ail ardent.

Il 8*écriait : Mon règne recommence 1 Et de ta hacbe il montrait l'Occident.

Du roi det Huns c’était l'ombre immortelle :

Fils d’Attila, j’obéis à sa roii.

Hennis d’orgueil, etc.

Tout cet éclat dont l’Europe est si Hère ,

Tout ce saroir qui ne la défend pas.

S'engloutira dans les flots de poussière Qu'autour de moi font soulerer tes pas.

Eiïace , elface , en ta course nouvelle ,

Temples, palais, mœurs, souvenirs et lois. Hennis d’orgueil, ô mon coursier Adèle,

Et foule aux pieds les peuples et les rois.

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