‹ Chansons de BérangerChapitre 185 sur 307 · LES HIRONDELLES · texte numérisé non relu

LES HIRONDELLES

Ail ifa t/a. romanet 4$ Jouph,

Captif au rivage, du More , üu guerrier, courbé sous ses fers, , , Disait : Je vous revois encore ,

Oiseaux ennemii des lihers.

Hirondelles, que l*espéra|toe ( i Suit jiisqu’cD «es brûlants climats, '

Sans doute tous quittes la France:

De- mon pajs ne me parlestTOUS pas ?

Depuis trois ans je TOUS conjure De m’apporter un souTenir - Du Talion , où ma rie obscure Se berçait d’un doux aTenir#

Au détour d’une eau qui ohemiue A flots purs f sous de frais lilas ,

Vous aTez tu notre cbaumine;

* De ce Talion ne me parIes>Tous pas?

L’une -de tous peut-être est née An toit où j’ai reçu le jour.

Là f d’une mère infortunée Vous ares dû plaindre l’amour.

Mourante , elle croit à toute heure Entendre le bruit de mes pas :

Elle écoute, et puis elle pleure.

De son amour ne me parles-TOUs pas?

Ma sœur est-elle mariée?

ATes-TOus TU dé nos garçons La foule', aux noces conTiée,

La célébrer dans leurs chansons?

Et ces compagnons du jeune âge Qui m*ont suiri dans les combats,

Ont’ils revu tous le Tillage ? '

De tant d’amis ne me parlez-Tous pas?

Sur leurs corps l’étranger peut«être Du Talion reprend le chemin;

Sous mon chaume il commande en maître,

De RII lœur il trouble l’hymen.

Pour moi , plus de mère qui prie ,

' Et partout des fers ici-bas.

Hirondelles de ma patrie ,

De ses malheurs ne me parlei-TOUS pas?

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