‹ Chansons de BérangerChapitre 20 sur 307 · L’ÉDUCATION DES DEMOISELLES · texte numérisé non relu

L’ÉDUCATION DES DEMOISELLES

Aia : Tra ta ta ta , l*Jmçur *it tà»

Le bel instituteur de filles Que ce monsieur de Fénélon I Il parle de messe et d’aiguillçs :

Maman, c’est un sot tout du long.

CoDcerts, bals et pièces nouvelles,

Nous instruisent mieux que cela.

Tra la la la, les demoiselles ,

Tra la la la , se forment là.

Qu’à broder une autre s’applique {

Maman, je veux, au piano.

Avec mon maître de musique,

D’Armide chanter le duo.

Je crois sentir les étincelles De l’amour dont Renaud brûla.

Tra la la la , etc.

Qu’une autre écrire la dépense:

Maman, pendant une heure ou doux.

Je veux que mon maître de danse M’enseigne un pas roluptueux.

Ma robe rend mes pieds rebelles:

Un peu plus haut relerousda.

Tra la la la, etc.

Que sur ma sœur une autre veille < Maman , je veux mettre au salon.

Déjà je dessine à merveille Les contours de cct Apollon.

Grand Dieu, que ces formes sont bcllesi Surtout les beaux nus que voilà I Tra la la la, etc.

Maman, il faut qu'on me marie,

'La coutume ainsi l’exigeant.

Je t’avoOrai , ma ebére amie ,

Que même le cas est urgent.

Le monde sait de mes nouvelles.

Mais on y rit de -tout cela.

Tra la la la, les demoiselles,

Tra la la la, se forment là.

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