‹ Chansons de BérangerChapitre 211 sur 307 · A M. GOHIER · texte numérisé non relu

A M. GOHIER

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Fûuettfi I Fouette /

Chante toujours; ne Vendore pas.

Air du vaudeville des Chevilles de maître Adam

Oui t je dormais sur un petit volume »

Qui me vaudra d’être encore étrillé;

Lorsqu’eii flatteur le bout de votre plume.

Me chatouillant, m’a soudain réveillé.

Je me suis dit : C’est présage céleste I Les mauvais jours seraient-ils donc passés?

Car, je ne sais si quelque fouet nous reste ,

Mais jusqu’ici c’est nous qu’on a fessés.

Tout gai frondeur , semant le ridicule.

Ne peut , che* nous , qu’en recueillir du mal. Notre empereur portait longue férule ;

Puis est venu le martinet royal ;

£t puis le knout, et puis les lils d'Ignace .

Dont tous les fouets contre nous sont dressés. Dieu soit béni ! mais , s’il ne nous fait grâce. Les chansonniers seront toujours fessés.

J’ai bieu reçu ma part des élriviëresj! Grippe-Minaud m'eu donna pour trois mois

En refaisant des nœuds à ses lanières.

Il me poursuit encor d'un œil sournois.

Si de Tartufe on n’entend les trois messes ,

Si pour les grands l’encens ne brûle asser ,

C’est fait de nous! nos seigneurs les jeati-fesses Aiment à roir les bonnes gens fessés.

Vous qui cbantez comme on chante au bel âge, Des rois , des saints ne plaisantez donc pas ;

Ou, trop enclin au joyeux persiflage.

Vivez longtemps; allez bien tard là-bas.

Car en enfer un marque votre place;

Des noirs démons les bras sont retroussés.

Vous et Collé, même aussi votre Horace, Ensemble un jour vous serez tous fessés.

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