‹ Chansons de BérangerChapitre 293 sur 307 · ÉLOGE DE L'ABBÉ CERBÈRE · texte numérisé non relu

ÉLOGE DE L'ABBÉ CERBÈRE

Ara : ilontitur l'abbé, où aUtt-vou» ?

Saint Roch un jour dit dans les cieux: Collègues, foin des enxieux.

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Il faut qu*OD ne se fie En rien

A la philosophie :

Vous m’entendez bien.

Vous êtes des Jean. • . I c’est le mot. Pour moi, je transforme aussitôt, Par un secret magique ,

Mon chien

En roquet satirique:

Vous m’entendez bien.

Sur son cul le chien se mettant,

Dn coup de pied, zeste I à l’instant A Paris nous l’enroie ;

Eh bieni Aussitôt il aboie :

Vous m’entendez bien.

Voltaire attaque aux sombres bords * De Fréron , du diable et des morts Les préjugés sans nombre;

Le chien

Aboie apres son ombre :

Vous m’entendez bien.

Nous philosophons aux Franfaia; Mais, de peur qu’un jour de succès Satan ne nous emporte.

Le chien

Dans les royaumes sombres

S’il est des préjugés, j’en guérirai les ombres.

TOLTAiaa*

Doit en garder la porte :

Voua m'entendes bien»

Gueule ourerte à les ennemis*

Gueule ouverte à ses bous amis.

Il avale Mns tordre ,

Efa bien 1

Et ne vit que de mordre :

Vous m'entendes bien.

Pour une actrice ayant sauté*

Aux amateurs il a vanté

Ses attraits et sa grâce *

Eh bien!

11 est son chien de chasse :

Vous m'entendes bien.

Auteurs qui voules l'assommer*

Tout Paris peut vous affirmer Qu'il court à son breuvage Trop bien,

Pour qu'on craigne la rage :

Vous m'entendes bien.

O grand saint Roch I du haut des cieux, Yoyes comme on l'aime eu tous lieux:

Sur un colTre il renifle *

Le chien*

Et partout on le si£9e :

Vous m'entendes bien *.

Cette chanson * faite contre un journaliste trop fameux* a été publiée en 1809.

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