‹ Chansons de BérangerChapitre 295 sur 307 · CHANSON PARADE · texte numérisé non relu

CHANSON PARADE

Je suis Gilles, garçon l'apothicaire cbet M* Fleurant, qui demeure là s'an coin, TlaWi-vis un cul de sae. On vint l'autre jour me demander un crystère pour mam'ielle Zirubellet moi qui ai des vuespro*

prêt sur cette demoiiellet j’appr£te mon affaire, je coursi je monte au sixième fj’arrire sur le derrière, et je dis : Mê 9*làl

ÂiB : En retenant de Jiitellet,

Salut, mam'seirziraabelle,

J* TOUS apporte un pUit iaT*ment,

Ça TOUS rTra T tempérament;

Allons, tourneX'TOus, mam’selle.

Elle m’ répond aTec dédain:

— Fil monsieur, pas tant d* roideur,

Car samais apothicaire Ne Terra c' que, par pudeur,

Z’ ne fais Toir qu'à ma sér* mère.

G' que TOUS dites là n* proute rien ,

Vous mentiei drès étant pHite,

Drés étant petite.

Et puis, d'ailleurs, mam'selle, c'est pour Tot’ bien ce qu'on en fait : tous aTea une inflammation de bas>Tentre; il fautlarer qa, mam'selle : regardez, j'l'ai dressé exprès pour tous. Allons, prenez, prenez.

Ça TOUS Tra du bien tout d’ suite ,

Ça TOUS Tra du bien.

•— Z'il est par trop Trai qu' ça m' brûle Qu’ z'ai besoin d’ rafraîchissants.

«- D* TOUS coucher à contre*sens D’Tez'Tous donc x'aToir scrupule ?

— Puisqu’il l' faut, allons, me r’Ià ;

MaiSf Zilles , turtout point d* niche ,

Ta* ne puis le voir conim' j* suis U:

C’est vraiment ça qui me r’ficfae.

— Tout c* qu'on Tra sVa pour vot’ bien ;

J' sis tout prêt, r'trousseB-Tous vite y R'troussez-vous vile.

Pas tant d* façons. Encore cette demi-aune de toile. Obi quel beau visage > s'il avait s'un neil Cependant s'il y a de l'enflure. Il faut s'opérer uu dégagement. Avales-moi ça , mam'seUe { avales-moi ça.

Ca vousf'ra du bien tout d' suite,

Ça vous Tra du bie:i.>

— Polisson y qu’alles-Tous m’ faire?

Un lav*ment ne s' met pas là.

— A la cour aujourd’hui T’ià Comm* les dam's pieiiu’t uu crystère.

— En c' Cas y au xenre d’ la cour Z'il est zust’ que j’ me conforme.

Dieul faudrait la boucb' d’un four Tant l'instrument est énorme!

— C'est trop d’honneur : mais 1* moyeu * S'rait d' vous fait*' la bouch’ moins p'titey Lq bouch' moins p’tite.

Allons, mam’selle> élargissez les voies, et tandis que j' pousse y donnez un coup de main. Si ça passe, vous êtes sauvée.

Ça voua f'ra du bien tout d’ suite y Ca vous f'ra du bien.

— Que Tot'sVingue paraît douce Mais z’ redoute Ta accidents.

— Jusqu’au fond v’Ià qüej» suis d’dan#,

N craignez rien : Ta.coinro’j’ te pousse»

N TOUS tortillez pas si fort»

Ça déraugVait mon affaire...

V là qu’ ça part. Ah 1 sans m'* fair’ tort ,

C’ que j' TOUS donn’ n’est pas d'I’eau claire. — Tu m’iuond’y oh J sacré chleny T’as poussé 1’ machin trop vite,

L’ machin trop vite.

* Oh ! mon ser Zilles ! ze n’y étais pas encore. C’peudant ça m’ fait z’un peu d’effet. Pour que ma guérison soit complète , redouble la dose , mon ser Zilles, redouble la dose.

Ça me f’ra du bien tout d’ suite,

Ça me f’ra du bien. .

J’ la guéris , l’on peut bien 1’ croire ,

Avec sept ou huit lav'ments ;

A cell’-là qui dit que j’ mens,

. Qu’ ma s’i-ingue prouve c’t histoire.

Mettez la main sur vos yeux.

Puis entre vos doigts, mesdames,

R’luqucz bien 1’ machin curieux Qui rend la santé z’aux femmes.

La vôtre ii’ vaut-elle rien?

Profitez d’ mon grand mérite ,

D’ mon grand mérite.

Voyez J mesdames, décidez«Tous, faites comme

.mam'setle Zirttbellc. Qu'e>t-ce qu'en veut? huil» dix, douze! ne boudez pas contre vot* ventre. J' suis tout prêt.

Ça TOUS Tra du bien tout d’ suite ,

Ca TOUS Tra du bien.

Page 1