‹ Chansons de BérangerChapitre 33 sur 307 · LA DOUBLE IVRESSE · texte numérisé non relu

LA DOUBLE IVRESSE

Aia : Que ne guü’je la fougirel

Je repoaais tous l'ombrage.

Quand Nœris vint m'éveiller:

Je crus voir sur son visage Le feu du désir briller.

Sur son front Zéphire agite La rose et le pampre vert:

Et de son sein qui palpite Flotte le voile entr'ouvert.

On enfant qui suit sa trace (Son frère, si je l'en crois), Presse pour remplir sa tasse Des raisins entre ses doigts.

Tandis qu'à mes yeux la belle Chante et danse à ses chansons, L'enfant, caché derrière elle , Mêle au vin d'affreux poisons.

Nœris prend la laiie pleine,

Y goûte , et tient me l’offrir;

Ali I dî«*je, la nue est taine ;

Je sais qu’on pent en mourir*

Tu le veux, enchanteresse :

Je bois, dussé-je en ce jour Du tin expier l’itresse Par l’itresse de l’amour I /

;Mon délire fut extrême ;

‘Mais aussi qu’il dura peul (’.e n’est plus Nœris que j’aime,

Et Nœris s’en fait un jeu.

De ses ardeurs infidèles Ce qui reste, c’est qu’enfin ,

Depuis, B l’amour des belles J’ai mêlé le goût du tiu.

s«»»s#e<»lo#0'l'0'e'n'tottiiiiis ii i • • •

LA HCSIQÜR.

Aia î far/ffl dondoinê » gmV

Purgeons nos desserts Des chansons à boire,

Vitenl les grands airs Du Qpnscrtatoire !

Bon 1

La farira dondaine , ^

Gai!

La farira dondé.

Tout est récliauiTé Aux dîners d' Agathe:

Au Heu de café ,

Vite une sonate!

Bon ! etc.

L’Opéra toujours Fait bruit et merveilles t On y voit des sourds Boucher leurs oreilles.

Bout etc.

Acteurs très profonds, Sujets de disputes, Messieurs les boun'ont, Soufilex dans vos flûtes.

Bon 1 etc.

Et TOUS, gens de l’art.

Pour que je jouisse, Quand c’est du Moxart , Que l’on m'avertisse.

Bon 1 etc.

Nature n’est rien ;

Mais on recommande Goût italien Et grâce allemande.

Bon I etc.

Si nous t'enterronf ,

Bel art dramatique ,

Pour toi nous dirons

La messe en musique.

Bon 1

La farira dondaine,

Gail

La farira dondé.

•mf

Page 1