DU VOYAGE
CHAKSOM CHiHTBl SCa 1.B BSacBAO d’ow BarABT MOCtBAD'Nà.
Air : VaudevilU de$ ChevHlêi d» M aîtrt ddam.
Voyea» amis, cette barque légère Qui de la tie essaie encor les flots :
Elle contient gentille pasiagère;
Ail I soyons-en les premiers matelots.
Déjà les eaux l’eiilèTent au rirage Que doucement elle fuit pour toujours.
Nous qui Toyons commencer le Toyage,
Par nos cbansotis égayoiis«en le cours.
Déjà le Sort a soufflé dans les voiles;
Déjà l'Espoir prépare scs agrès.
Et nous promet, à l'éclat des étoiles,
Due mer calme et des vents doux et frais. Fuyex, fuyez, oiseaux d'un noir présage: Cette nacelle appartient aux Amours.
Nous qui voyons, etc.
Au mât propice allacbant leurs guirlandes , Oui, les Amours prennent part au travail. Aux chastes Sœurs on a fait des oflrandes. Et l'Amitié se place au gouvernail.
Bacebus lui-même anime l'équipage Qui des Plaisirs invoque le secours.
Nous qui voyons, etc<
Qui vient encor saluer la nacelle?
C'est le Malheur bénissant la Vertu ,
Et demandant que du bien fait par elle Sur cet enfant le prix soit répandu.
A tant 'de vœux dont retentit la plage.
Sûrs que jamais les dieux ne seront sourds. Nous qui voyons commencer le voyage,
Par nos chansons égayons*en le cours.
MA UERMIÉRE CHANSON,
PEDT.ÊTRE.
(riR OB JASTIIB 1814> )
Air : Eh <juoi ! vouu êommeiiUi êneore 1
Je n*euB jamais d’indiflférence Pour la gloire du uom français.
V L’étranger enrahit la France I
Et je maudis tous ses succès.
t Mais , bien que la douleur honore,
Que sertira d’atoir gémi?
Puisqu’ici nous rions encore ,
> Autant de pris sur l’ennemi I
. Quand plus d’un brave aujourdliui tremble,
Moi, poltron , je ne tremble pas,
Heureux que Bacchus nous rassemble Pour trinquer à ce gai repas t AmisI c’est le dieu que j’implore;
Par lui mon cœur est affermi.
Buvons gaiment, buvons encore:
Autant de pris sur l’eunomil
' Mes créanciers sont des corsaires
Contre moi toujours soulevés.
J’allais mettre ordre à mes affaires.
Quand j’appris ce que vous savei.
Gens que l’avarice dévore,
Pour Totre or soudain j’ai frémi.
PrétCK-m’en donC) prêtez encore;
Autant do pris sur l'ennemi I
Je possède jeuue maîtresse ,
Qui va courir bien des dangers.
Au fond, je crois que la traîtresse Désire un peu les étrangers.
Certains excès que Ton déplore Ne répouranteut qu’à demi;
Mais cette nuit me reste encore :
Autant de pris snr l’ennemil
AmiS| s’il n’est plus d’espérance,
Jurons, au risque du trépas,
Que pour l'ennemi de la France Nos Toiz ne résonneront pas.
M ais il ne faut point qu’on ignore Qu'en chantant le cygne a 6ni.
Toujours Français, chantons encore:
Autant de pris sur l’ennemi J
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