‹ Chansons de BérangerChapitre 35 sur 307 · DU VOYAGE · texte numérisé non relu

DU VOYAGE

CHAKSOM CHiHTBl SCa 1.B BSacBAO d’ow BarABT MOCtBAD'Nà.

Air : VaudevilU de$ ChevHlêi d» M aîtrt ddam.

Voyea» amis, cette barque légère Qui de la tie essaie encor les flots :

Elle contient gentille pasiagère;

Ail I soyons-en les premiers matelots.

Déjà les eaux l’eiilèTent au rirage Que doucement elle fuit pour toujours.

Nous qui Toyons commencer le Toyage,

Par nos cbansotis égayoiis«en le cours.

Déjà le Sort a soufflé dans les voiles;

Déjà l'Espoir prépare scs agrès.

Et nous promet, à l'éclat des étoiles,

Due mer calme et des vents doux et frais. Fuyex, fuyez, oiseaux d'un noir présage: Cette nacelle appartient aux Amours.

Nous qui voyons, etc.

Au mât propice allacbant leurs guirlandes , Oui, les Amours prennent part au travail. Aux chastes Sœurs on a fait des oflrandes. Et l'Amitié se place au gouvernail.

Bacebus lui-même anime l'équipage Qui des Plaisirs invoque le secours.

Nous qui voyons, etc<

Qui vient encor saluer la nacelle?

C'est le Malheur bénissant la Vertu ,

Et demandant que du bien fait par elle Sur cet enfant le prix soit répandu.

A tant 'de vœux dont retentit la plage.

Sûrs que jamais les dieux ne seront sourds. Nous qui voyons commencer le voyage,

Par nos chansons égayons*en le cours.

MA UERMIÉRE CHANSON,

PEDT.ÊTRE.

(riR OB JASTIIB 1814> )

Air : Eh <juoi ! vouu êommeiiUi êneore 1

Je n*euB jamais d’indiflférence Pour la gloire du uom français.

V L’étranger enrahit la France I

Et je maudis tous ses succès.

t Mais , bien que la douleur honore,

Que sertira d’atoir gémi?

Puisqu’ici nous rions encore ,

> Autant de pris sur l’ennemi I

. Quand plus d’un brave aujourdliui tremble,

Moi, poltron , je ne tremble pas,

Heureux que Bacchus nous rassemble Pour trinquer à ce gai repas t AmisI c’est le dieu que j’implore;

Par lui mon cœur est affermi.

Buvons gaiment, buvons encore:

Autant de pris sur l’eunomil

' Mes créanciers sont des corsaires

Contre moi toujours soulevés.

J’allais mettre ordre à mes affaires.

Quand j’appris ce que vous savei.

Gens que l’avarice dévore,

Pour Totre or soudain j’ai frémi.

PrétCK-m’en donC) prêtez encore;

Autant do pris sur l'ennemi I

Je possède jeuue maîtresse ,

Qui va courir bien des dangers.

Au fond, je crois que la traîtresse Désire un peu les étrangers.

Certains excès que Ton déplore Ne répouranteut qu’à demi;

Mais cette nuit me reste encore :

Autant de pris snr l’ennemil

AmiS| s’il n’est plus d’espérance,

Jurons, au risque du trépas,

Que pour l'ennemi de la France Nos Toiz ne résonneront pas.

M ais il ne faut point qu’on ignore Qu'en chantant le cygne a 6ni.

Toujours Français, chantons encore:

Autant de pris sur l’ennemi J

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