LE NOUVEAU DIOGÈNE
( ATRIL 1815. )
Air : Bon voyage , cher Dumollet»
Diogène,
Sous ton manteau ,
Libre et coûtent, je ris et bois sans gêne; Diogène,
Sous ton manteau ,
Libre et coûtent, je roule mon tonneau.
Dans l’eau, dit>on, tu puisas ta rudesse :
Je n’en bois pas, cl, censeur piusjnyciix.
En moins d’un mois, pour loger ma sagesse, r J’ai mis à sec un tonneau de Tin Tieux.
f * Diogène, etc.
Où je suis bien aisément je séjourne;
Mais comme nous les dieux sont inconstants; . Dans mon tonneau, sur ce globe qui tourne , Je tourne arec la fortune et le temps.
Diogène, etc.
Pour les partis dont cent fois j'osai rire .Ne pouvant être un utile soutien.
Devant ma tonne on ne viendra pai dire; Pour qui tiens-tu , toi qui ne tiens ù rien ? Diogène, etc.
J’aime à fronder les préjugés gothiques ,
Et les cordons de toutes les couleurs;
M ais , étrangère aux excès politiques ,
Ma Liberté n’a qu’un chapeau de fleurs I Diogène , etc.
Qu’en un congrès se partageant le monde, Des potentats soient trompeurs ou trompés,
Je ne vais pas demander à la ronde Si de ma tonne ils se sont occupés.
Diogène, etc.
N’ignorant pas où conduit la' satire.
Je fuis des cours le pompeux appareil :
Des vains donneurs trop encliu à médire. Auprès des rois je.crains pour mon soleil. Diogène, etc.
Lanterne en main , dans l'Athènes moderne , Chercher un homme est un dessein fort beau; Mais quand le soir voit briller ma lanterne, C’est qu’aux amours elle sert de flambeau. Diogène, etc.
Exempt d'impôt, déserteur de phalange.
Je suis pourtant asscx bon citoyen:
Si les tonneaux manquaient pour la vendange, Sans murmurer je prêterais le mien.
Diogène y
Sous ton noanleau ,
Libre et content, je ris et bois sans gène; Diogène ,
Sous ton manteau y
Libre cl content , je roule mon tonneau.