‹ Chansons de BérangerChapitre 75 sur 307 · JUILLET · texte numérisé non relu

JUILLET

A(b : C» jour-là, $oui son ombrage.

Ma mie, ô vous que j’adore ,

Mais qui vous plaignez toujours Que mon pays ait encore Trop de part à mes amours;

Si la politique ennuie »

Même eu frondant les abui , Rassiirez-vouf , ma niiu ,

Je n'en parlerai pliii.

Près de voua, j'en ai iiicmoire Donoaui prise à mes rivaux, Des arts, enfants de la gloire , Je racontais les travaux.

A noire France agrandie Ils prodiguaient leurs tributs :

Rassurex»vous , etc.

Moi, peureux dont on se raille Apres d’amoureux conibals J'osais TOUS parler byiaille Et cbanter nos Gers soldais.

Par eux la terre asservie Voyait Ions scs rois vaineus.

n assurez-vous, etc.

Sans me lasser de vos cbaîues, J'invoquais la liberté;

Du nom de Rome et d'Allicncs J'eflTrayais votre gaîté.

Quoiqu'on fond je me déüe J)e nos modernes Titus, Rassuiez-vous , etc.

La France, que rien ii'égale.

Et dont le monde est jaloux,

Etait la seule rivale

Qui fût à craindre pour vous.

Hais, lasi j'ai pour ma patrie

Fait trnp de vœux superflus.

Rassurez-vous y etc.

Oui, ma mie y il faut vous croire^ Faisons-nous d'obscurs loisirs.

Sans plus songer à la gloire ,

Dormons au sein des plaisirs. ,

Sous une ligue ennemie I.es Français sont abattus. .

Rassuret«vouSy ma mie,

Je n’en parlerai plus.

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