LES DEUX SOEURS DE CHARITÉ
Alt de ta TrtiHe de eineiriti.
Dieu lui-même Ordonne qu’on aime.
Je vous le dis, en vérité i Sauves«vous par 1a charité, (bit.)
Vierge défunte, une soup grise Aux portes des cieux roncontra üiic beauté leste et Lien mise Qu’on regrettait à l’Opéra, (éis.) Toutes deux, digues de louanges , Arrirnient, après d’Iicureux jours , L'une sur les ailes des anges, L’autre dans les bras des Amours.
Dieu lui-même, elo.
Là-haut, saint Pierre en sentinelle.
Après un are pour la saur ,
Dit à l’actrice : On peut , ma belle , Entrer cbex nous sans confesseur.
Elle s’écrie: Ahl quoique bonne.
Mon corps ù peine est inhumé I Mais qu'à mou euré Dieu pardonne Hélas! il n'a jamais aimé.
Dieu lui-même , etc.
Dans les palais et sous le chaume , Moi, dit la sœur, j’ai de mes mains Distillé le miel et le baume Sur les soufTrances des humains.
M«>i qui subjuguais la puissance,
Dit ractrice, j'ai bien des fois Fait savourer à Pindigcnce La coupe où s’enivraient les rois.
Dieu lui-même , eto.
Oui, repreud la sainte colombe, Mieus qu'un nmiiitrc des autels.
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A descendre en paix dans la tombe Ma voix préparait les mortels.
OfTrant à ceux qui m’ont siiirie,
Dit la nymphe t une douce erreur, Mol , je faisais chérir la vie :
Le plaisir fait croire au bonheur.
Dieu lui-mfime, etc.
Aux bons cœurs, ajoute la nonne.
Quand mes prières s'adressaient ,
Du riche je portais l’aumône Aux p.iuvres qui me bénissaient.
Moi, dit l'aulre , par la détresse Voyant l’honnête houimc abattu, Avec le prix d’une caresse.
Cent fois j’ai sauvé la vertu.
Dieu lui«méme, etc.
Entres, entres, û tendres femmes I Répond le portier des élus :
La charité remplit vos âmes •
Mou Dieu n’exige rien de plus.
On est admis dans son empire.
Pourvu qu’on ait séché des pleurs , Sous la couronne du martyre Ou sous des couronnes de fleurs.
Dieu lui-mfime Ordonne qu’on aime.
Je vous le dis, en vérité: SauveS'Vous par la charité.