‹ Chansons de BérangerChapitre 83 sur 307 · COMPLAINTE · texte numérisé non relu

COMPLAINTE

p’ilNE DE CES DEMOISELLES,

A l.’ocr.iSION DES APFiIRES DD TlUPS.

( NOVIUBRR 1816. }

A(s : Toutd'la vertu, pat trop n*en faut.

Faut qu'lord Viliain ton ait tout pris, \ Gn’a plusd'argcnt dansc'gueux d’Paris. f

Du métier d’ fille j’ me dégoûte :

C’ commerce n’ rapporte plus rien.

Mais si P public nous fait banqu’routc | C’est qu’ les affaires n* vont pas bien.

Faut qu* lord Villain ton , etc.

Au bonheur on fait semblant d* croire ; Mais j*en jug* mieux qu' tous les flatteurs. SI d’ la cour je n' savais rbistoire ,

J’ croirais quasi qu'on n des moeurs.

Paul qii' lord Villain-lon , etc.

Nous servions d’ maîtrc.ss's cl d’ modèles A nos peintres gorgés d’écus.

J’ crois qu’à leux fcmm’s y sont fidèles D’puis qii’ les modèles n’ servent plus. Faut qu’ lord Villain-ton , etc.

Quand gn’a pas!’ nioindr’ proBl-i-à faire Sur tant d’ réformés mécontents,

Les juges p’i-ôlr’ fraient not’ affaire;

.Mais 1’ roi n’ leux en laisse pas 1* temps. Faut qn’ lord Villain-ton , etc.

Enfin , je n’ trouvons plus not’ compte Avec nus braves qu* l’on vexa.

Vu leux misère, y aurait d' la honte A leuxd’mandcr queuqu' eiios’ pour ça.

Faut qu’ lord Villain-ton , etc.

lleurcus'ment qu’ monsieur Laborio A nous servir s’est-z-engagé :

Comme un diable , y s’ démène , y crie Pour qu’on rend’ les biens du clergé.

Faut qu’ lord Villain-ton ail tout pris , Gn’a plus d'argent dans c’ gueux d’ Paris.

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