‹ Chansons de BérangerChapitre 96 sur 307 · LE VIN ET LA COQUETTE · texte numérisé non relu

LE VIN ET LA COQUETTE

Ai» : Je eaU bientôt quitter l'empire.

Amis, il est une coquette Dont je redoute ici les yeux.

Que sa Tauilé , qui me guette.

Me trouTe toujours plus joyeux.

C'est au vin de rendre impossible Le triomphe qu'elle espérait.

Abl cachons bien que mon cœur est sensible; La coquette en abuserait.

Faut'il qu'elle soit si charmante !

Abl de mon cœurprenex pitié I Cbaiites la liqueur éoumante Que verse en Haut l'Amitié.

Enlacez le lierre paisible Sur mon front qui me trahirait.

Ab ! cachons bien que mon cœur est sensible: La coquette en abuserait.

Poursuivons de nos épigrammes Ce sexe que j'ai trop aimé.

Achevons d'éteindre les flammes Du flambeau qui m'a consumé.

Que Bacebus, toujours invincible,

Ote à l'Amour son dernier trait.

Ab ! cachons bien que mon cœur est sensible; La coquette en abuserait.

llaii l’Amour prctsa-t*il la grappe D’où nous Tient ce jus enÎTranl?

J’aime encor; mon Terre nrécbn'ppe;

Je ne ris plus qu’en soupirant.

Pour fuir ce cliarme irrésistible,

Trop d’ivresse encliaîne mes pas,

Ab I vous voyez que mon cœur est sensible: Coquette, n’en abusez pas.

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