‹ Chansons de BérangerChapitre 98 sur 307 · MON PETIT COIN · texte numérisé non relu

MON PETIT COIN

Al a du vaudtvilU de la petite Gounrnante,

Non , le monde ne peut nie plaire :

Dana mon coin retournoii» rêver.

Mes amia, de votre galère ün forçat vient de ae aauver.

Dana le dèacrt que je me trace ,

Je fuis, libre comme un Bédouin.

Mea amia, iaiasez-moi, de grâce, Laiasez-moi'dana mon petit coin.

Là, du pouvoir bravant lea armea,

Je pèse et nos fera et nos droits.

Sur ica peuples versant des larmes ,

Je juge et condamne les rois.

Je prophétise avec audace ;

L’avenir me sourit de loin.

Mes amis , etc.

Là , j’ai la baguette des fées;

A faire le bien je me plais.

J’élève de nobles trophées:

Je transporte au loin des palais.

Sur le trône ceux que je pla.ee D’être aimés sentent le besoin.

Mes amis , etc.

C’est là que mon âme a des ailes:

JeTole, et, joyeux séraphin,

Je Tois aux flammes éternelles Nos rois précipités sans fin.

Un seul échappe de leur race;

De sa gloire je suis témoin.

Mes amis, etc.

Je forme ainsi pour ma patrie Des Tœux que le ciel entend bien. '

Respectes donc ma réTcrie ;

Votre monde ne me vaut rien.

De mes jours filés au Parnasse Daignent les Muses prendre soin I Bies amis, laissez-moi, de grâce,

La'isses-moi dans mon petit coin.

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