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Sur couf-le-Ma -1
- in, Livelin! Et Surcouf-le -Ma
Les gâs de Saint-Malo . Lirelo!
Les gâs de Saint-Malo, Dérivant à vau-l’eau,
Lirelo!
Dérivant à vau-l’eau, S'en vont à Terre-Neuve Sans que rien les émeuve:
C'est un métier de chien
Lirelin! | bis, en chœur.
Celui de Terr’-neuvien!
IT Les gâs de Saint-Malo ; Lirelo!
Les gâs de Saint-Malo N'ont pas le front pâlot!
Lirelo!
N'ont pas le front pälot!
Grâce au Vent qui les hâle Ils n’ont pas ce teint pâle Couleur de “craquelins” Lirelin! l bis, en chœur.
De Messieurs les-Terriens !
Les gâs de Saint-Malo Lirelo!
Les gâs de Saint-Malo N'ont jamais aimé l’eau; Lirelo!
N'ont jamais aimé l’eau; Le cidre on le préfère, Sans détester la bière Ni cracher sur le vin, Lirelin! À bis, en chœur.
Surtout quand il est fin!
Les gâs de Saint-Malo Lirelo!
Les gâs de Saint-Malo Ont pour cœur un brülot!
Lirelo!
Ont pour cœur un brülot!
C'est pourquoi, dans leur ville, Par centaines, par mille, On voit, dans tous les coins Lirelin! } 0 et Des petits Malouins !
Un gâs de Saint-Malo Lirelo!
Un gâs de Saint-Malo Dort seul dans un ilot, Lirelin!
Dort seul dans un ilot, e René la grande Ombre Fait des Bardes en nombre:
Yann-Nibor-le-Marin, Lirelin! } bis, en chœur, Est de ce patelin!
Aux gâs de Saint-Malo, Lirelo!
Aux gâs de Saint-Malo, Nul n'aurait le culot Lirelo!
Nul n’aurait le culot De prendre en temps de guerre, urs remparts de naguère Que l'Océan câlin aise soir et matin! | bis, en chœur, Lirelin!
Les gâs de Saint-Malo Lirelo! :
Les gâs de Saint-Malo Sont toujours matelots : Lirelo!
Sont toujours matelots:
Quand la mort vient les prendre, Ils vont au ciel, apprendre A “filer un grelin” Lirelin! | bis, en chœur, Aux petits séraphins!
LES TERR'-NEUVAS
Musique de THéonorx BOTREL
Le heurs Malouins Ont ilté la Bre longe |
. 0 . . 1 . 0 € 2 2° Leur voile,un beaa matin, Disparat aa lointainOncriait\ Die
vat!” Au batean Terrneuva
Ce sont de rudes gâs ceux qui font la campagne; Mais, s’ils chantaient ben fort En dérapant du port, Ils soupiraient tout bas Les pauvres Terr’-neuvas!
Deux frères sont partis; Yannik et pu: Jean-Pierre: Ils naviguaient, joyeux, Ignorant tous les deux Qu'ils ne reviendraient pas Avec les Terr’-neuvas !
Leur bateau jeta l'ancre au large de Saint-Pierre; Mais le poisson maudit, N'ayant pas d'appétit, Dédaignait les appâts Des pauvres Terr’-neuvas!
Morue et capelan, hurla le capitaine, “Doivent être cachés “Derrière ces rochers!...” —“Envoyez-nous là-bas, “Dirent les Terr’-neuvas l”
On arma vivement le doris de misaine; Quand le patron du brick Nomma Pierre et Yannick, Ce fut un fier soulâs Pour tous les Terr’-neuvas...
Ils durent faire, au loin, une pêche fameuse, Car les amis souvent Entendaient, dans le vent, Passer les gais vivats Des heureux Terr’-neuvas!...
L'océan, tout-à-coup, mit sa robe brumeuse, Jetant comme un linceul Sur le canot, tout seul, Qui ne retrouva pas Les bateaux Terr’-neuvas!...
La nuit dura huit jours aux bancs de Terre-Neuve... On ne reverra plus Les pauvres disparus...
Sonnez! sonnez le glas Pour les deux Terr’-neuvas! Deux de nous, l’an prochain, épouseront leurs veuves ; Ceux-là qui le pourront, Jusque-là, nourriront Les douze petits gâs Des pauvres Terr’-neuvas !