BAC FANCHETTE
Musique de THéopore BOTREL
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vas vous contertne his-toire,Verse a boire! Plus
belle qu'an Sone bre . ton, Buvons done!
Amis, quittons cette Assemblée
Et fuyons le son des binious!
Que l’on remplisse ma bolée
D'eau-de-vie et de cidre doux ;
Je vas vous conter une histoire, Verse à boire!
Plus belle qu'un Sône breton, Buvons donc!
Vous connaissiez tous la Fanchette Q 12 j'aimais avant d'embarjuer ? C'était ben la plus mignonnette Des garçailles à reluquer Entre l1 Vilaine et la Loire.
Verse à boire!
Entre Douarnenez et Redon,
: Buvons donc!
Elle avait promis de m'attendre Jusqu'à mon retour du Tonkin; Mais elle avait le cœur trop tendre Pour être femme de marin.
Quand j'ai do’blé le promontoire, Verse à boire!
Je n’ai point vu son cotillon… Buvons donc !
Pendant que je faisais Campagne Tout là-bas... aux lointains Pays, Elle a quitté notre Bretagne Avec un ‘‘ Monsieur” de Paris!
Pour ia chasser de ma mémoire, Verse à boire!
Pour oublier son abandon Buvons donc!
On m'a conté que la Fanchette Avait un rénom très-fameux, Que ses baisers. que l'on achète.
Se payaient des prix fabuleux...
Amis! pour trinquer à sa gloire, Verse à boire ! À ia santé de la Gothon Buvons donc !
Si je retrouve l’infidèle,
Un jour, dans la Ville d'Enfer,
Je saurai me venger sur elle
Des chagrins dont j'aurai souffert ;
Je briserai ses dents d'ivoire; Verse à boire !
L’écraserai sous mon talon!
Buvons donc!
Si, la première, elle se fâche Et me fait chasser comme un chien.
Je l'aime tant! je suis st lâche !
Je ne lut reprecherai rien :
En baisant sa robe de moire,
Verse à boire!
Je lui demanderai pardon...
Buvons donc !!
x des Cloches
| Au Marquis À. de SÉGUR.
JTE ë à LRO 7 ; .
Muis le temps passe et l’on retrouve L'enfant grandi, dans le Saint Lieu ; Oh ! quel doux bonheur il éprouve :
IL vient de recevoir son Dieu.
Dans son regard qui s’humilie
Le Paradis est reflété ;
La Cloche, avec mélancolie,
Prie à travers l’immensité :
REFRAIN
CADENCE, tin, C'est un chérubin, c’est certain !
Dit le carillon argentin.
— Digue don, Seigneur! qu'il reste toujours bon!
Implore le gros bourdon. »
[TI
Puis, un jour, dans la vieille église, Un jeune couple est à genoux; Ici-bas rien ne rivalise
Avec le bonheur des époux.
Quand ils se sont, avec tendresse, Tous deux juré fidélité
La Cloche, pleine d’allégresse, Chante à travers l’immensité :
REFRAIN RIM CI UT La belle robe de satin!
Dit le carillon argentin — Digue don, Que Dieu bénisse leur maison!
Fredonne le gros bourdon. »
pme ve ui
Puis, enfin, la vieillesse arrive :
Doucement le Juste s'endort ;
Son âme, abandonnant la Rive, S'en retourne au céleste Port.
Lorsque vers la tombe on emporte Celui que la vie a quitté
La Cloche, pour lui faire escorte, Pleure à travers l’immensité :
REFRAIN ‘eTin,: tin, 158 Ne pleurons pas, c'est le Destin !
Dit le carillon argentin.
— Digue don, Que Dieu lui donne son pardon !
Sanglote le gros bourdon. »
FA
Enchanté
En
A Paul SÉBILLO
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PPS