‹ Chansons de chez nousChapitre 20 sur 54 · BAC FANCHETTE · texte numérisé non relu

BAC FANCHETTE

Musique de THéopore BOTREL

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vas vous contertne his-toire,Verse a boire! Plus

belle qu'an Sone bre . ton, Buvons done!

Amis, quittons cette Assemblée

Et fuyons le son des binious!

Que l’on remplisse ma bolée

D'eau-de-vie et de cidre doux ;

Je vas vous conter une histoire, Verse à boire!

Plus belle qu'un Sône breton, Buvons donc!

Vous connaissiez tous la Fanchette Q 12 j'aimais avant d'embarjuer ? C'était ben la plus mignonnette Des garçailles à reluquer Entre l1 Vilaine et la Loire.

Verse à boire!

Entre Douarnenez et Redon,

: Buvons donc!

Elle avait promis de m'attendre Jusqu'à mon retour du Tonkin; Mais elle avait le cœur trop tendre Pour être femme de marin.

Quand j'ai do’blé le promontoire, Verse à boire!

Je n’ai point vu son cotillon… Buvons donc !

Pendant que je faisais Campagne Tout là-bas... aux lointains Pays, Elle a quitté notre Bretagne Avec un ‘‘ Monsieur” de Paris!

Pour ia chasser de ma mémoire, Verse à boire!

Pour oublier son abandon Buvons donc!

On m'a conté que la Fanchette Avait un rénom très-fameux, Que ses baisers. que l'on achète.

Se payaient des prix fabuleux...

Amis! pour trinquer à sa gloire, Verse à boire ! À ia santé de la Gothon Buvons donc !

Si je retrouve l’infidèle,

Un jour, dans la Ville d'Enfer,

Je saurai me venger sur elle

Des chagrins dont j'aurai souffert ;

Je briserai ses dents d'ivoire; Verse à boire !

L’écraserai sous mon talon!

Buvons donc!

Si, la première, elle se fâche Et me fait chasser comme un chien.

Je l'aime tant! je suis st lâche !

Je ne lut reprecherai rien :

En baisant sa robe de moire,

Verse à boire!

Je lui demanderai pardon...

Buvons donc !!

x des Cloches

| Au Marquis À. de SÉGUR.

JTE ë à LRO 7 ; .

Muis le temps passe et l’on retrouve L'enfant grandi, dans le Saint Lieu ; Oh ! quel doux bonheur il éprouve :

IL vient de recevoir son Dieu.

Dans son regard qui s’humilie

Le Paradis est reflété ;

La Cloche, avec mélancolie,

Prie à travers l’immensité :

REFRAIN

CADENCE, tin, C'est un chérubin, c’est certain !

Dit le carillon argentin.

— Digue don, Seigneur! qu'il reste toujours bon!

Implore le gros bourdon. »

[TI

Puis, un jour, dans la vieille église, Un jeune couple est à genoux; Ici-bas rien ne rivalise

Avec le bonheur des époux.

Quand ils se sont, avec tendresse, Tous deux juré fidélité

La Cloche, pleine d’allégresse, Chante à travers l’immensité :

REFRAIN RIM CI UT La belle robe de satin!

Dit le carillon argentin — Digue don, Que Dieu bénisse leur maison!

Fredonne le gros bourdon. »

pme ve ui

Puis, enfin, la vieillesse arrive :

Doucement le Juste s'endort ;

Son âme, abandonnant la Rive, S'en retourne au céleste Port.

Lorsque vers la tombe on emporte Celui que la vie a quitté

La Cloche, pour lui faire escorte, Pleure à travers l’immensité :

REFRAIN ‘eTin,: tin, 158 Ne pleurons pas, c'est le Destin !

Dit le carillon argentin.

— Digue don, Que Dieu lui donne son pardon !

Sanglote le gros bourdon. »

FA

Enchanté

En

A Paul SÉBILLO

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PPS

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