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‘+ Quoi! vas -'‘tu. me. ner, Jean-Pier-re, Mon doux
Le Petit Goret
Quoi! vas-tu mener, Jean-Pierre, Mon doux goret au marché?
As-tu donc un cœur de pierre Pour le livrer au boucher ?
Je verrais ma vache grasse
S'en aller, sans nul regret,
Si tu voulais faire grâce
Au joli petit goret!
IT
J'ons déjà bercé son père
Et sa mère entre mes bras.
Mes parents m'ont dit : « Espère !
« Nous te donnerons leur gâs. »
Il amuse sans tapage
Notre cher enfantelet ;:.
Songe qu'il a le même àge,
Mon joli petit goret!
[1 a la goule rosée Comme le blé-noir fleuri,
Elle est tant et tant rusée Qu'on dirait souvent qu'il rit :
[1 me fait des mignardises Ainsi que le sous-préfet.
Mais 1l dit moins de bêtises, Mon joli petit goret!
De Ven
VU ru ol L7 :
Quand dans l’étable on l'enferme, Il se désole à grands cris, Car il me suit dans la ferme Tout comme un chien ben appris A mes pieds il fait un somme Quand tu vas au cabaret .
Il est plus galant qu’ mon homm..
Mon joli petit goret!
Je veux, pour sa récompense, Le nourrir avec grand soin Jusqu’à ce qu’il ait la panse Comme celle de l'adjoint !
Pour lui prouver que je l'aime,
Quand viendra l'heure au pauvret...
Je le mangerons... moi-même, Mon joli petit goret !
err’-Neuvas
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Les pêcheurs Malouins Ont quitté la Bre.
Chœur ad lib.
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vat!” Au batean Terrneuva ! Ce
Les Terr-Neuvas
(Chanson des Pêcheurs de Terre-Neuve)
[I Les pêcheurs Malouins ont quitté la Bretagne; Leur voile, un beau matin, Disparut au lointain.
On ériait : « À Dieu, vat! »
Au bateau Terr'-neuva…
IT Ce sont de rudes gâs ceux qui font la campagne; Mais, s’ils chantaient ben fort En dérapant du port, [ls soupiraient tout bas Les pauvres Terr-neuvas !
| “RS Deux frères sont partis : Yannik et puis Jean-Pierre; [ls naviguaïent, joyeux, [gnorant tous les deux Qu'ils ne reviendraient pas Avec les Terr’-neuvas !
Leur bateau jeta l’ancre au large de Saint-Pierre ; Mais le poisson maudit, N'ayant pas d’appétit, :
Dédaignait les appâts Des pauvres Terr'-neuvas.
“à LE
« Morue et capelan, hurla le capitaine «. Doivent être cachés « Derrière ces rochers !.…. »
— « Envoyez-nous là-bas, « Dirent les Terr’-neuvas ! »
On arma vivement la doris de misaine :
Quand le patron du brick Nomma Pierre et Yannik, Ce fut un fier soulâs . Pour tous les Terr'-neuvas..
Is dürent faire, au loin, une pêche fameuse Car les amis souvent Entendaient, dans le vent, Passer les gais vivats Des heureux Terr’-neuvas !…
L'Océan, tout-à-coup, mit sa robe brumeuse, Jetant comme un linceul Sur le canot, tout seu:
Qui ne retrouva pas Les bateaux Terr’:neuvas !.…
La nuit dura huit jours aux bancs de Terre-Neuve... On ne reverra plus Les pauvres disparus.
Sonnez! sonnez le glas Pour les deux Terr'neuvas
Deux de nous, l'an prochain, épouseront leurs veuves :. Ceux-là qui le pourront, Jusque-là, nourriront Les douze petits gâs Des pauvres Terr’-neuvas!!
Ds), dt if
de Saint-Malo. |