LXV
n ^os mignon espousa une fille Qui accoucha dès la nuit ensuivant Comment, dit-il, suis-je bien si habile,.
Du premier coup avoir fait un enfant i Comment cela ? toutes les nuits autant, Au bout de l'an j'en aurois à foison.
Adieu vous dy , femmes qui portez tant , Vous rempliriez d'enfans une maison >.
Si vos filles mal adverties N'ont aucune occupation ,
1. La vingt-deuxième des Chansons récréatives. Void le premier vers :
Un gros garçon espousa une fiUe.
2. Dans les Chansons . récréatives , ce couplet est le deuxième , et celui qui est le premier ici, se trouve le second.
DE Gaultier Garguillb. iit
Frottez leur « le cul d'orties, Elles auront occupation ; Et je croy que sans fiction Tant penseront à le gratter Qu'elles trouveront rinvention De souvent leurs fesses frotter *.
Un advocat dit à sa femme :
Sus, ma mie 3, que jouerons-nous f Si je gaigne , dit la dame 4, Vous me baiserez quatre coups.
Quatre coups, c'est couché trop gros ; Comment, ce seroitsans pitié?
Non, mon maistre, tenez les tous^ Dit le clerc , je suis de moitié ( .
Le clerc d'un procureur trouva Un jour madame sur un lict ^, Lequel tout soudain se força 7 Luy donner en dormant déduit.
La dame s'éveille au conflit ; Dit librement : Je le diray.
— Et par bieu donc, je m'en îray Sans parachever le surplus.
— Va, va, dit-elle, non feray ; Achève , mais n'y reviens plus *.
Prottez-lcur fort.
Que trouvèrent invention
De souvent le faire frotter.
La, m'amie, etc.
Se dict la dame.
J'en suis de moitié.
Sur son lict.
S'esprouva.
Achevé et n'y retourne plus.