Ptganiol de la Force (^Description de Paris, t. j
f). 386) dit avoir \u sur le registre de réglise Saint-Sauveur e convoi de Gaultier Garguille marqué à la date du 10 décembre 163^. C'est le seul qui ait donné ce renseignement, et aucun bio^aphe ne le lui a emprunté.
2. Il vivoit en effet encore lors de la publication de la pièce VOuverture des jours gras de 1634, sorte de programme annonçant en détail ce que Thôtel de Bourgogne promettoit pour ce carnaval. La farce étoit déjà bien bas , car l'on n'en dit pas un mot dans cette pièce : toute la pompeuse annonce est pour la tragédie. (Voy. Variétés histor. et littér., t. 2, ^ p. 345.) — La même année , une autre pièce (voy. plus haut, p, 215) nous montre Gros-Guillaume rencontrant Gaultier Garguille dans l'autre monde; il étoit donc mort avant 163$. — D'après une note de l'abbé de Marsy sur Rabelais {Pro^ logue au liv. IV), lorsque, la veille de sa mort, il parut, déjà presque agonisant, sur le théâtre, l'aaeur chargé de la chanson après la farce, en choisit une dont le refrain, qui se trouve dans la Comédie des chansons (act. i, se. i), se termine ainsi :
Hélas, Guillaume,
Te lairas-tu mourir f |, Voy. plus bas, p. 142, note, 4. Id., p. 216, note*
AU Théâtre avant 1660. cv^
coup qui avoit brisé cette sorte de trinité confraternelle, mais la farce, dont elle étoit Pâme, en étoit bel et bien morte aussitôt.
Vainement voulut- on enrôler de nouveaux bouffons, Goguelu pour remplacer Gros-Guillaume », Guillot Gorju pour tenir l'emploi de Gaultier Garguille' : l'un ne fut pas remarqué, et quant à l'autre , quoi qu'il se soit fait un nom, on le vit toujours jouer sans élan, sans franchise , et comme en demandant pardon au monde de ce qu'il tàchoît de le faire nre. Le feu sacré de la farce n'étoit point en lui. Il avoit com^ mencé par être médecin, et il voulut , dans une apologie que quelque pauvre diable d'auteur écrivit pour lui, concilier de son mieux les deux métiers, prouver que l'un ne le faisoit pas déroger à l'autre 3. La démonstration n'étoit pas difficile : qui disoit médecin alors, disoit presque charlatan, et qui disoit charlatan, disoit comédien, ou tout au moins, comme nous l'avons vu, directeur de troupe. Au lieu de cette explication si simple, on ne trouve que des phrases dans la soi-disant apologie de Guillot Gorju. Une seule chose y est visible, c'est qu'il hésitoit entre les deux métiers. Le public ne voulut pas le laisser dans cet embarras : il finit par le renvoyer à ses drogues. ((Quand il descendit du théâtre, dit Sauvai, qui lui fait trop d'honneur, la farce en descendit 4. »