‹ Chansons de Gustave NadaudChapitre 138 sur 249 · LIBRE · texte numérisé non relu

LIBRE

Libre, libre, Tu vas donc être libre , Notre sœur d'au delà des monts !

C'est ton nom, c'est ta voix qui vibre Dans l'air que poussent nos poumons.

Le tocsin de ta délivrance Nous unit dans un même élan ; Le Campanile de Florence Répond au Dôme de Milan.

Libre, libre, Tu vas donc être libre !

Tu ne connaîtras qu'un drapeau.

Arrière le vieil équilibre Qui parquait un peuple en troupeau !

Que ton oreille musicale S'ouvre à l'écho qui va changer ;

Tu n'entendras plus sur ta dalle Sonner Tëperon étranger.

Libre, libre, Tu vas donc être libre !

Il te souvient des anciens preux. Nous avons encore la fibre Des vaillants et des généreux.

Que de nos veines soit tirée La mesure de ta rançon , Et la terre désaltérée Aura sa paisible moisson.

Libre, libre, Tu vas donc être libre !

Rien ne viendra souiller ton air , Des Alpes aux sources du Tibre , Et d'une mer à l'autre mer.

Fils du Gorrége et de Bramante , Votre soleil n'est plus terni ; Chantez donc les versets du Dante Et les hymnes de Rossini !

Libre, libre, Tu vas donc être libre !

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