LA CHANSON DE TRENTE AXS
Le temps fuit, ma belle maîtresse *
Nous voici rendus A l'endroit où la route baisse ,
Pour ne monter plus.
Regarde l'horizon céleste
Qui va se fermer.
Dépensons l'argent qui nous reste :
Laisse-moi, laisse-moi t'aimer.
Dans tes yeux je puisais l'ivresse :
Us vont se ternir; Ils n'auront de notre jeunesse
Que le souvenir.
Le soleil, qu'incline l'automne,
Perdra tous ses feux .
Mais sa flamme en tes yeux rayonne, Laisse-moi contempler tes yeux.
Ton front était pur et limpide :
Les ans accomplis
Vont bientôt marquer d'une ride
Ce marbre sans plis.
Tes cheveux tomberont sans gloire ,
Blanchis par le temps ; Mais ta chevelure est si noire !