‹ Chansons de la BoîteChapitre 4 sur 45 · L'ASSISTANCE PUBLIQUE · texte numérisé non relu

L'ASSISTANCE PUBLIQUE

Air ; Le Pendu.

Qaand, au caissier de l'Assistance, Un bienfaiteur vient pour verser Une somm* de quelque importance.

Il voit le caissier s^empresser :

, — <c Vraiment, votre don magnifique . « Arrive à point : nous l'emploierons c( A construire, en pierre et en brique, ) a Pour nous loger, de bell's maisons. » )

— ce Je vois qu' vous aimez T confortable, a (Dit le bien£iiteur) : cependant (c Vos pauvres n'ont rien sur leur table, « Ils n'ont pas d' lit : c'est attristant.

c( Chaque jour, des dons magnifiques

« Vous sont remis : qu'en &it*s vous donc ? »

— ce Ils nous servant à payer des briques \ \

> his,

(c II en faut tant pour un' maison ! ;

— « Mais, dit V bienfaiteur, j' suis perplexe : « Si tout passe à vous bien loger,

<( Je ne vois pas bien, ça me vexe, « Ce qu'au pauvre il reste à manger ! »

Lors, prenant des airs séraphiques, Le caissier répond sans façon :

— c( Il lui reste à manger les briques \ Que met au rebut le maçon ! » )

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