L'ASSISTANCE PUBLIQUE
Air ; Le Pendu.
Qaand, au caissier de l'Assistance, Un bienfaiteur vient pour verser Une somm* de quelque importance.
Il voit le caissier s^empresser :
, — <c Vraiment, votre don magnifique . « Arrive à point : nous l'emploierons c( A construire, en pierre et en brique, ) a Pour nous loger, de bell's maisons. » )
— ce Je vois qu' vous aimez T confortable, a (Dit le bien£iiteur) : cependant (c Vos pauvres n'ont rien sur leur table, « Ils n'ont pas d' lit : c'est attristant.
c( Chaque jour, des dons magnifiques
« Vous sont remis : qu'en &it*s vous donc ? »
— ce Ils nous servant à payer des briques \ \
> his,
(c II en faut tant pour un' maison ! ;
— « Mais, dit V bienfaiteur, j' suis perplexe : « Si tout passe à vous bien loger,
<( Je ne vois pas bien, ça me vexe, « Ce qu'au pauvre il reste à manger ! »
Lors, prenant des airs séraphiques, Le caissier répond sans façon :
— c( Il lui reste à manger les briques \ Que met au rebut le maçon ! » )