‹ Chansons de mer et d'outre merChapitre 43 sur 66 · THÉÂTRE EN PLEIN AIR · texte numérisé non relu

THÉÂTRE EN PLEIN AIR

A Louis Pergaud.

Mes yeux que n'émeuvent plus

Les scènes austères

Où de beaux acteurs imitent

La douleur d'Œdipe

Ou les colères

Du roi Lear,

Se plaisent sous de tragiques ciels

Où le vent pousse les nuages

Avant-courreurs d'un bel orage

A suivre les drames éternels

Qui se déroulent dans l'azur :

Lorsqu'un mouvant rideau de pluie

Voyage à travers les nuées,

On dirait une chevauchée

De Walkyries ;

Et quand l'éclair du tonnerre

Déchire soudain l'horizon

Un bel arbre centenaire

Qu'une bourrasque a terrassé

Dans le crépuscule équivoque

Evoque

Un gigantesque Prométhée.

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