AUX AILES QUI PASSENT
Voyageuses de l'infini
Grandes ailes qui planez
A l'horizon,
Sur la crête aiguë des vagues ;
Ailes d'oiseaux qui bientôt serez
Aux confins des golfes antiques,
Je suspends mon rêve,
Comme vous mystique,
A vos grands vols ivres.
Afin que mêlé
A leur soudaine mélancolie
Il sache émouvoir
Deux yeux pleins d'espoir
Qui d'une fenêtre
Vous verront peut-être
Passer dans le soir.