‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 109 sur 315 · LE J O O R DE SON BAPTÊME · texte numérisé non relu

LE J O O R DE SON BAPTÊME

Air ; .l'étais l>un chasseur autrefois.

Ma filleule, où diable a-t-on pris Le pauvre parrain qu’on vous donne?

Ce choix seul excite vos cris ;

De bon cœur je vous le pardonne.

Point de bonbons à ce repas,

A vos yeux cela doit me nuire;

Mais, mon enfant, ne pleurez pas,

Votre parrain vous fera rire.

L’amitié m’en a fait l’honneur.

Et c’est l’amitié qui vous nomme.

Or, pour n’ètre pas grand seigneur,

Je n en suis pas moins honnête homme.

Des cadeaux si vous faites cas,

Vous y trouverez à redire ;

Mais, mon enfant, ne pleurez pas.

Votre parrain vous fera rire.

Malgré le sort qui sous sa loi Tient la vertu même asservie.

Puissions-nous, ma commère et moi, Vous porter bonheur dans la vie !

Pendant leur voyage ici-bas,

Aux bons cœurs rien ne devrait nuire; Mais, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

DE BÉ RANGEE.

Qu’à vos noces je chanterai,

Si jusque-là mes chansons plaisent!

Mais peut-être alors je serai Où Panard et Collé se taisent.

Quoi ! manquer aux joyeux ébats Qu’un pareil jour devra produire!

Non, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

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