‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 139 sur 315 · LES ENFANTS DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

LES ENFANTS DE LA FRANCE

Air du vaudeville de Turcnne.

Reine du Monde, ô France ! ô ma patrie ! Soulève enfin ton front cicatrisé ; .

Sans qu’à tes yeux leur gloire en soit fletrie,

I e tes enfants l’étendard s’est brisé, (ms.) Quand la fortune outrageait leur vaillance, Quand de tes mains tombait ton sceptre dor, Tes ennemis disaient encor :

Honneur aux enfants de la France! (bis.)

* On voyait surgir ili*» capucin* dans pliuimirs départements, l'I cjn-'qiJC'-urî» tentèrent cl*.* »c montrer à Pari*.

De tes grandeurs tu sus te faire- absoudre, France, et ton nom triomphe des revers.

Tu peux tomber; mais c’est comme la foudre, Qui se relève et gronde au haut des airs.

Le Rhin aux bords ravis à ta puissance Porte à regret le tribut de ses eaux;

Il crie aux fond de ses roseaux :

Honneur aux enfants de la France!

Pour effacer des coursiers du barbare Les pas empreints dans tes champs profanés, Jamais le ciel te fut-il moins avare?

D’épis nombreux vois ces champs couronnés. D’un vol fameux prompts à venger l’offense % Vois les beaux-arts, consolant leurs autels,

Y graver en traits immortels :

Honneur aux enfants de la France]

Prête l’oreille aux accents de l’histoire :

Quel peuple ancien devant toi n’a tremblé? Quel nouveau peuple, envieux de ta gloire,

Ne fut cent fois de ta gloire accablé?

En vain l’Anglais a mis dans la balance L’or que pour vaincre ont mendié les rois, Des siècles entends-tu la voix?

Honneur aux enfants de la France!

Dieu, qui punit le tyran et l’esclave,

Veut te voir libre, et libre pour toujours. Que tes plaisirs ne soient plus une entrave : La Liberté doit sourire aux amours.

Prends son flambeau, laisse dormir sa lance; Instruis le monde, et cent peuples divers Chanteront eu brisant leurs fers :

Honneur aux enfants de la France!

La «pollution du Muscc,

Relève-toi, France, reine du monde !

Tu vas cueillir tes lauriers les plus beaux. Oui, d’âge en âge uue palme féconde Doit de tes fils protéger les tombeaux, (bis.) Que près du mien, telle est mon espérance, Pour la patrie admirant mon amour,

Le voyageur répète un jour :

Honneur aux enfants de la France ! (bis.)

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