FAITE ET CHANTÉE A ROUEN QUELQUES JOURS AVANT LES ÉLECTIONS DE
Am- Je Tais bientôt quitter l'empire.
Dupont, que vient-on de m’apprendre?
Quoi ! l’on tourmente vos amis !
J’ai des précautions à prendre :
Vous le savez, je suis commis * •*. (bis.)
Dès qu’une amitié m’embarrasse,
Soudain les nœuds en sont rompus, (bis.) Bien mieux que vous je sais garder ma place Mon cher Dupont, je ne vous connais plus; Dupont, Dupont, je ne vous connais plus.
Du peuple obtenez le suffrage ;
Moi, du pouvoir je crains les coups.
En vain la France rend hommage A la vertu qui brille en vous;
A peine j’ose vous promettre De vous rendre encor vos saints.
Votre vertu pourrait me compromettre :
Mon cher Dupont, je ne vous connais plus; Dupont, Dupont, je ne vous connais plus.
* A cette époque, l'auteur avait encor* l’emploi d’expédilionnairr dans les biirmit -de l'Université.
•* M. Pasquicr, j-anle des sceaux, avait destitue M. Dupont d«j |a présidence de la cour de Rouen,
Chez nous le courage importune,
Et votre sage et noble voix A fait trembler à la tribune Ceux qui méconnaissent nos droits.
De vos discours on tient registre ; Peut-être aussi les ai-je lus.
Mais les talents ne font pas un ministre :
Mon cher Dupont, je ne vous connais plus; Dupont, Dupont, je ne vous connais plus.
Héritier de la gloire antique,
Admiré de tous les Français,
Le front ceint du rameau civique,
Sous le chaume vivez en paix.
A votre renom j’ai beau croire,
Je pense comme nos ventrus.
On ne vit pas de pain sec et de gloire :
Mon cher Dupont, je ne vous connais plus ; Dupont, Dupont, je ne vous connais plus.
Oui, je vous fuis sans autre forme,
Vous que longtemps mon cœur aima.
Je ne veux pas qivon me réforme Comme Pasquier vous réforma, (bis.) Adieu donc, honneur de la France !
Du préfet, je craius les argus, (bis.) Avec Lisot * je ferai connaissance :
Mon cher Dupont, je ne vous connais plus: Dupont, Dupont, je ne vous connais plus.
* Dé nu té ministériel opposé à SI. Dupont dans le departement de l’Eure.