LES HIRONDELLES
Ain de la Romance de Jot -pli.
Captif au rivage du Maure,
Un guerrier, courbé sous ses fers, Disait : Je vous revois encore, Oiseaux eunemis des hivers.
Hirondelles, que l’espérance Suit jusqu’en ces brûlants climats, Sans doute vous quittez la France :
De mon pays ne me parlez-vous pas?
* Celte élégie, «i remplie de re„rr.s pour le loi. domestique, i reçu dernièrement encore une consécration nouvelle. Husi.-urt sol lait de notre armée d'Afrique, prisonniers des Arabes, te rcunis.aicnt le soir pour chanter lu chanson des llmoaocLLU, mais il leur é.ait presque impossible d'al'er jusqu'au dernier couplet: leur vois et leurs regards étaient oil'usqués par l<-s larmes. Ainsi les Hébreux captifs devaient chaut r le St rr.a ri.t'MM B.bvlonis.,. — et ils pleuraient — en se nxrrcuM Jéni nus ■ .
Depuis trois ans je vous conjure De m’apporter un souvenir Pu vallon où ma vie obscure Se berçait d’un doux avenir.
Au détour d’une eau oui chemine A flots purs, sous de frais lilas,
Vous avez vu notre chaumine :
De ce vallon ne me parlez-vous pas?
L’une de vous peut-être est née Au toit où j’ai reçu le jour ;
Là, d'une mère infortunée Vous avez dû plaindre l’amour.
Mourante, elle croit à toute heure Entendre le bruit de mes pas ;
Elle écoute, et puis elle pleure :
De son amour ne me parlez- vous pas?
Ma sœur est-elle mariée?
Avez-vous vu de nos garçons La foule, aux noces conviee,
La célébrer dans leurs chansons?
Et ces compagnons du jeune âge Qui m’ont suivi dans les combats,
Ont-ils revu tous le village ?
De tant d’amis ne me parlez-vous pas?
Sur leurs corps l’étranger, peut-être,
Du vallon reprend le chemin;
Sous mon chaume il commande en maître ; De ma sœur il trouble l’hymen.
Pour moi plus de mère qui prie,
Et partout des fers ici-bas.
Hirondelles de ma patrie.
De ses malheurs ne me parlez-vous pas’